Air France-KLM toujours en lice pour le rachat de CSA

A.-S. G. avec AFP

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Air France-KLM a passé le second tour pour le rachat de 91,51% la compagnie tchèque CSA. Elle reste en lice au côté de la compagnie tchèque Unimex Group/Travel Service.

Le cabinet a éliminé la compagnie aérienne russe Aéroflot, et le groupe d'investissement tchèque Odien Group détenue par le premier voyagiste local Cedok.

Le choix a été fait "après examen de tous les critères, y compris les critères sécuritaires", a affirmé Miroslav Kalousek, ministre des finances devant la presse. Les Tchèques s'étaient dits prêts à exclure au terme du premier tour tout prétendant contrôlé par un Etat dont la politique représenterait "un risque pour la sécurité de la République tchèque".

"D'ici deux mois, nous attendons les offres des deux prétendants retenus", a dit Miroslav Kalousek en précisant que le prix serait l'unique critère du second tour. Prague espère obtenir de 3,5 et 5 milliards de couronnes (131 à 187 millions d'euros) de cette privatisation, qui doit être suivie par celle de l'aéroport international Prague-Ruzyne.

La décision finale devrait être rendue le 30 septembre. CSA, membre de l'alliance SkyTeam, menée par Air France-KLM, positionne d'ores et déjà la compagnie franco-néerlandaise en situation de favori.

Après s'être fait souffler Austrian Airlines par Lufthansa, Air France-KLM a de nouveau une chance d'étendre son réseau en Europe de l'Est. Fondée en 1923, la CSA assure actuellement les liaisons vers 68 destinations dans 40 pays, avec une flotte de 51 avions - 19 Airbus (A310, A319, A320, A321), 20 Boeing 737 et 12 moyen-courriers ATR 42 ou ATR 72.

Surtout, Air France-KLM pourrait mettre la main sur une compagnie en meilleure santé qu'Austrian Airlines. CSA a récemment annoncé un bénéfice de 500 millions de couronnes (18,7 millions d'euros) avant impôts en 2008, avec une augmentation du nombre de passagers de 2,4% à 5,6 millions de personnes. Alors qu'Austrian Airlines doit bénéficier de l'aide de l'Etat autrichien pour 500 millions d'euros, et n'a toujours pas éloigné le spectre de la faillite.