Le projet Grand Paris sera lancé officiellement le 29 avril

A.-S.G avec AFP

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Nicolas Sarkozy lancera officiellement le 29 avril le projet de Grand Paris et s'adressera à cette occasion "directement aux Français", après avoir rencontré les grands élus de la région parisienne, a annoncé le secrétaire d'Etat chargé de la région capitale, Christian Blanc.

"J'ai tout présenté samedi dernier à Nicolas Sarkozy, le projet de développement économique et le projet de réseau de transport urbain", a déclaré Christian Blanc à l'occasion d'un débat avec les dix équipes d'architectes chargées de présenter leur vision de l'avenir du Grand Paris. "Le président de la République a fait sien ce projet, j'ai reçu son feu vert pour préparer toutes les convergences et par exemple les convergences pour les territoires de projets économiques et urbains avec les collectivités locales concernées, les architectes et les entreprises du secteur", a-t-il ajouté.

En matière de transport, Christian Blanc a déclaré avoir "identifié un réseau primaire structurant de 130 km, très efficace, à sécurité maximale, fonctionnant jour et nuit, qui peut être réalisé en 10 à 12 ans". Il n'a pas précisé si le réseau serait souterrain. Devant les mêmes architectes réunis à Clairefontaine (Yvelines) début mars, le secrétaire d'Etat avait parlé d'un réseau souterrain reliant de grands pôles économiques et l'avait chiffré à "une vingtaine de milliards d'euros", selon l'un d'entre eux. Toujours pour le transport, le secrétaire d'Etat compte également établir un "maillage" reprenant "une grande partie des projets élaborés par le SDRIF (schéma directeur de la région) en le complétant". Les projets repris dans le SDRIF iront "du tram-train aux trams performants jusqu'à la desserte de Mantes à partir de Saint-Lazare, c'est à dire Eole, etc, etc".

Christian Blanc a chiffré cette fois-ci le coût de l'ensemble "entre 15 et 20 milliards d'euros" et indiqué avoir "travaillé sur un mode de financement sur 50 ans de type PPP" (partenariat public-privé). Dans cette affaire, "l'Etat prendra toutes ses responsabilités et proposera à la région ou pas de participer à ce projet", a-t-il dit, affirmant que "nous irons davantage vers des convergences que vers des divergences".

Il a une nouvelle fois répété que la France était loin d'avoir exploité le potentiel de croissance de sa région-capitale, citant par exemple Plaine Commune (Seine-Saint-Denis), l'université Descartes (1.200 chercheurs) et le secteur Paris-Evry qui abrite "50 à 60% de la pharmacie française". "Il faut quand même se réveiller", a-t-il estimé, assurant que "nos objectifs de croissance pour la région capitale sont sérieux et atteignables". "Un objectif de croissance de 3 à 4%, à minima, est accessible pour la région capitale dès que nous sortirons de la crise", a affirmé récemment Christian Blanc.