L'oenotourisme, potion anti crise de la France

E24 avec AFP

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La France, premier pays viticole et première destination touristique au monde, s'est dotée mardi 3 mars d'un Conseil supérieur de l'oenotourisme, chargé de développer ce secteur afin d'attirer davantage de visiteurs dans les régions viticoles. "Dans une situation difficile, avec cette crise qui bouscule toute l'économie", le gouvernement compte "agir et réagir" en réunissant l'ensemble des professionnels de la viticulture et du tourisme au sein de ce conseil, a expliqué devant la presse le ministre de l'Agriculture Michel Barnier.

Présidé par Paul Dubrule, co-fondateur du groupe touristique Accor, le conseil est censé travailler sur cinq axes: la création d'un label "vin et patrimoine", le lancement d'un prix national de l'oenotourisme, la formation, l'information et la mise en réseau des acteurs du secteur. "Il n'y aura pas d'usine à gaz", mais il s'agit de soumettre des "propositions qui seront déclinées dans les régions", a assuré Hervé Novelli, secrétaire d'Etat chargé du tourisme.

Les vignobles en France attirent chaque année au moins cinq millions de visiteurs français et 2,5 millions de touristes étrangers. Environ 5.000 caves, exploitations, domaines ou châteaux sont ouverts au public en France pour une surface totale de vignobles de 800.000 hectares. "50% des touristes étrangers viennent en France pour des raisons culturelles, et là-dedans, il y a le patrimoine, la viticulture", a commenté M. Novelli. Dans un rapport remis en avril 2007 au gouvernement, M. Dubrule, ancien Président de Maison de la France, l'organisme de promotion du tourisme français, estime que le tourisme viticole "peut représenter 15% à 20% des ventes d'une exploitation viticole".