Bruxelles a perquisitionné dans le secteur des cartes à puce

E24 avec AFP

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La Commission européenne a indiqué mercredi 7 janvier avoir procédé à des perquisitions le 21 octobre chez "plusieurs producteurs de cartes à puce" installés dans l'UE, soupçonnés de pratiques contraires aux règles de la concurrence, selon un communiqué.

Selon son habitude, Bruxelles ne précise ni l'identité, ni la localisation des sociétés qui ont reçu la visite de ses inspecteurs. Mais Infineon, le fabricant allemand de semi-conducteurs, indique être concerné par ces perquisitions. Un porte-parole de l'entreprise a précisé qu'Infineon "coopérait" avec les autorités européennes. Selon les règles européennes, une société coupable de cartel s'expose à une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires annuel. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics a indiqué peu après son concurrent Infineon, avoir lui aussi été visé en octobre par des perquisitions de la Commission européenne.

Les perquisitions sont "une étape préliminaire" de l'enquête et "ne signifient pas que les sociétés sont coupables", rappelle le communiqué de la Commission. Aucune échéance n'est fixée pour les conclusions de l'enquête, qui peut durer plusieurs années.

Pour la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes, la lutte contre la concurrence est une de ses priorités, avec ces dernières années des mises à l'index dans des secteurs aussi variés que la paraffine, les bananes ou le caoutchouc synthétique, et des amendes de plus en plus lourdes. Le dernier record date de mi-novembre, avec une amende de 1,38 milliard d'euros infligée à 4 fournisseurs de verre pour l'industrie automobile, dont 896 millions pour

le seul groupe français Saint-Gobain
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