Londres à la rescousse de trois banques

E24 avec AFP

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Le gouvernement britannique va injecter 37 milliards de livres (47 milliards d'euros) dans les trois plus gros établissements bancaires du Royaume: Royal Bank of Scotland (RBS), Halifax Bank of Scotland et Lloyds TSB . Londres rachètera des actions préférentielles de la RBS pour 5 milliards de livres (6,3 milliards d'euros) et garantira l'émission de 15 milliards de livres (19 milliards d'euros) d'actions. L'Etat pourrait détenir au terme de l'opération plus de 60% du capital. Lloyds et HBOS, eux, ont récemment annoncé leur fusion et devraient bénéficier d'une levée de fond de 17 milliards (21,4 milliards d'euros). L'Etat pourrait être actionnaire à hauteur de 43,5% du nouvel ensemble.

Ces interventions, inédites dans l'histoire britannique, constituent un pan du plan de sauvetage de 500 milliards de livres qui vise à "soutenir la stabilité des marchés financiers, protéger les épargnants, les entreprises et les emprunteurs et préserver les intérêts des contribuables" a expliqué le gouvernement de Gordon Brown.

Londres a en outre prévenu que les banques aidées devront également suspendre les paiements de dividendes à leurs actionnaires. Et ce, tant qu'elles n'auront pas remboursé à l'Etat les participations qu'il aura prises dans leur capital. Ce qui risque de prendre des années. Pas question non plus de bonus.

Des conditions qui ont rebuté d'autres candidats au renflouement. La banque Barclays a indiqué lundi 13 octobre qu'elle lèverait plus de 6,5 milliards de livres (8,2 milliards d'euros) auprès de ses propres actionnaires. De son côté, Standard Chartered, a affirmé qu'elle était suffisamment capitalisée. Même réaction chez l'Espagnol Santander qui va promettre d'injecter un milliard de livres (1,25 milliard d'euros) au capital de sa filiale britannique Abbey que de faire appel aux fonds publics.