Travail dominical: la loi "protège les salariés", selon Darcos

J. Bx avec AFP

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Alors que les députés examinent le volet de la loi sur l'ouverture dominicale concernant les grandes zones commerciales, le ministre du Travail Xavier Darcos a estimé vendredi 10 juillet que le texte "protège les salariés". Le ministre s'est dit "très confiant" quant à l'adoption du texte à l'Assemblée nationale mercredi 15 juillet.

"Le dispositif présenté facilite la vie des consommateurs, libère de l'activité et surtout protège les salariés", a-t-il affirmé sur France Inter. Soulignant que "la majorité est très soudée, le président et le gouvernement très désireux que cette loi soit adoptée", le ministre du Travail s'est déclaré "très confiant: nous aurons la majorité pour que ce texte soit adopté sans difficulté".

Pas de situation injuste

Dans les nouveaux lieux de travail dominical, "nous prenons toutes les précautions pour que le salarié ne se trouve pas dans une situation injuste", a-t-il dit. Même dans les zones touristiques, "la loi prévoit qu'il faudra des accords et qu'à défaut d'accord, le doublement du salaire sera obligatoire, c'est assez incitatif à ce qu'on trouve un accord", selon lui.

"Dans tous les cas (...) la situation des salariés sera protégée", a assuré M. Darcos, qui s'est présenté comme "le ministre des gens", un ministre du Travail qui "ne se laisse pas enfermer dans les dossiers techniques toute la journée" mais prend des "décisions politiques concernant la vie quotidienne des gens".

A la question de savoir s'il n'est pas contradictoire d'avoir supprimé comme ministre de l'Education le samedi matin d'école pour que les familles se retrouvent et d'étendre le travail dominical comme ministre du Travail, M. Darcos a répondu "non". A ses yeux, "il n'y a pas de comparaison possible entre une situation générale où les familles sont rendues à elles-mêmes et une situation particulière où elles pourront faire quelques courses si elles le souhaitent".

Sur l'égalité hommes-femmes, M. Darcos a pris "l'engagement que le gouvernement prendra des décisions énergiques" et a estimé qu'il faut aller "vers un système de sanctions" comme prôné par le rapport Grésy.