Porsche discute toujours avec le Qatar

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Porsche discute avec le Qatar pour une possible injection d'argent frais... et avec le Qatar seulement. Le fabricant allemand de voitures de sport de luxe a démenti lundi des articles du magazine Focus et du journal Handelsblatt évoquant l'intérêt de cinq investisseurs, dont les fonds souverains chinois et russe, pour entrer à son capital.

"Nous ne savons pas d'où proviennent de telles déclarations. Nous devons les réfuter", a indiqué Albrecht Bamler, porte-parole de Porsche cité par l'agence Dow Jones Newswires.

Porsche détient 51% du capital de Volkswagen ainsi que des options lui permettant d'augmenter sa participation de 20%. Mais cet investissement, source d'un conflit latent entre les deux clans d'une même famille et propriétaires des deux groupes, a mis Porsche dans une situation financière précaire et l'a obligé à trouver des financements pour renforcer ses fonds propres. La dette nette de Porsche se situe à 9 milliards d'euros environ.

L'aide du Qatar, ou de tout autre investisseur, est donc cruciale pour permettre à Porsche de retrouver une situation financière plus saine et lui permettre de mettre la main sur Volkswagen. En cas d'échec, c'est Volkswagen qui pourrait retourner la situation à son avantage, option qui a d'ailleurs été récemment envisagée.