Licenciements: les syndicats de Sanofi-Aventis écrivent à Sarkozy

TV avec AFP

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"3.000 emplois supprimés dont 1.300 dans la recherche, soit plus de 10% du potentiel national de recherche de toute l'industrie pharmaceutique". Les syndicats du groupe Sanofi-Aventis ont ainsi interpellé le président de la République dans une lettre dans laquelle ils lui demandent d'intervenir.

Les syndicats (CFDT, CFE-CGC, CGT, CFDT et FO) lui font part de "l'état de grande tension" des salariés face à des suppressions d'emploi alors que le groupe devrait annoncer 8 milliards de bénéfices.

A côté, la fermeture à Dunkerque de la raffinerie du groupeTotal qui réalisera aussi 8 milliards d'euros de profits en 2009 mais qui garantira les 800 emplois, paraît presque innocente.

Le groupe pharmaceutique avait annoncé le 30 juin 2009 la fermeture en France de quatre sites transférés vers d'autres plus importants, la cession du site de Porcheville (Yvelines) et le lancement d'un plan de départs volontaires.

Intervention

"Que comptez-vous faire ? Allez-vous laisser réduire nos capacités d'innovation ? Allez-vous intervenir ?" ont demandé les cinq syndicats qui espèrent l'intervention de Nicolas Sarkozy qui avait "encouragé la constitution" du groupe Sanofi-Aventis en 2004.

"Le président s'était investi dans la fusion Sanofi-Aventis pour conserver tous les emplois, or aujourd'hui il y a 3.000 emplois déjà supprimés, on en attend encore 1.500 et les pouvoirs publics ne bronchent pas", a déclaré à l'AFP Philippe Guérin-Petrement, délégué FO.

Les syndicats ont également interpellé le président sur le fait que le groupe bénéficie du "crédit impôt recherches" ce qui "aurait dû se traduire par une augmentation des activités et des emplois de recherche".

De mi-décembre à mi-janvier, les salariés de Sanofi-Aventis ont entamé de nombreuses actions (grèves, débrayages, assemblées générales) sur une quinzaine de sites en France pour protester contre la restructuration de la R&D du groupe et réclamer des augmentations de salaire.