Les syndicats d'Alitalia ne sont pas irremplaçables

Anne-Sophie Galliano avec AFP

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Les syndicats des pilotes et de personnel navigant ne veulent pas signer le contrat de travail proposé par les repreneurs d'Alitalia, qu'à cela ne tienne, " nous pourrions, par exemple, embaucher des pilotes de Ryanair", lance Robert Colaninno, président de la Compagnie aérienne italienne (Cai), au quotidien La Stampa.

Le message est clair: soit les syndicats signent, soit ils embaucheront des pilotes moins tatillons sur leur contrat de travail, comme ceux des low costs. Le choix de Ryanair n'est pas non plus un hasard. Le président de la Cai a profité de l'occasion pour répondre à la compagnie aérienne irlandaise qui avait affirmé qu'elle était prête à accueillir les pilotes mécontents des propositions de la nouvelle "Alitalia".

De son côté, le gouvernement italien a mis la pression sur les pilotes récalcitrants en indiquant que s'ils refusent de travailler pour la Cai, ils n'auront pas droit aux indemnités prévues.

Est-ce que ces ultimatums vont faire réfléchir les syndicats italiens? Rien n'est moins sûr. Les syndicats ont réaffirmé qu'ils étudiaient "toutes les actions utiles", notamment une grève si nécessaire pour obtenir l'annulation des contrats de travail proposé par la Cai, à savoir embauchés individuellement les pilotes. Une assemblée générale tenue ce mercredi 5 novembre après-midi devrait apporter des réponses.