Sortie de faillite pour General Motors

A.-C.B

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General Motors a annoncé, vendredi 10 juillet 2009, qu'il se préparait à sortir du régime de faillite, selon Reuters. La fin de ce tourment commencé le 1er juin dernier est prévue avec la conclusion d'un accord transférant les opérations clés et marques principales, incluant Chevrolet et Cadillac, à un "nouveau GM", majoritairement (à 60,8%) détenu par l'Etat américain.

Changement rapide

Le directeur général, Fritz Henderson, et Ed Whitacre, président du conseil d'administration, devraient s'exprimer lors d'une conférence de presse ce vendredi 10 juillet, dans le quartier du fabricant, à Detroit, pour officialiser le "nouveau GM".

Fritz Henderson qui a pris la direction quand son prédécesseur Rick Wagoner a été licencié par l'administration Obama à la fin du mois de mars, a déjà détaillé son plan en faveur d'un changement rapide et d'une entreprise moins bureaucratique.

6.000 postes supprimés

General Motors est en train de réduire le nombre de ses "cols blancs" de 20%, avec pour objectif la suppression de 6.000 postes d'ici octobre. La réduction sera encore plus drastique pour les dirigeants, dont le nombre va être réduit de 35%.

Il est aujourd'hui capital aux yeux de Fritz Henderson d'améliorer l'image de General Motors pour que l'entreprise redémarre. Les coupes dans les effectifs devraient y contribuer. D'ailleurs, Steve Rattner, en charge de la branche de l'industrie automobile dans l'administration Obama, a déclaré cette semaine qu'il serait naturel pour Fritz Henderson de supprimer quelques échelons de managers afin de faire une entreprise plus intime et économe.

L'engagement pris par General Motors de produire des voitures économiques et de concentrer ses ressources sur des marques, des concessions et des modèles plus petits est un autre pilier important du plan rendu nécessaire par les pertes astronomiques du constructeur.

80 milliards de pertes

GM a gaspillé plus de 40 milliards de dollars ces 4 dernières années et a affiché des pertes de plus de 80 milliards de dollars.

La concrétisation de l'accord de transfert des actifs General Motors marquera l'accomplissement d'un effort sans précédent de la part de l'administration américaine pour sauver une entreprise de la disparition .

60% détenus par l'Etat américain

Mais l'effort est plus global dans la mesure où la Maison Blanche a au total déboursé plus de 80 milliards de dollars pour aider l'industrie automobile, incluant 5 milliards de dollars pour les sous-traitants.

GM s'est taillé la part du lion en bénéficiant directement ou indirectement de 50 milliards de dollars d'aides. En échange, GM est quasi-nationalisé l'Etat américain détenant plus de 60% du "nouveau GM".