Prime à la casse: 1.000, 800 puis 400 euros...

T.V avec AFP

— 

L'arrêt de la prime à la casse sera progressif. Après des déclarations du ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, c'est le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, qui évoque des pistes de retrait du mécanisme soutenant l'achat de véhicules neufs.

Patrick Devedjian a suggéré, mercredi 15 juillet, que la prime à la casse soit ramenée à 700 ou 800 euros pendant les six premiers mois de 2010 puis à 400 euros afin d'éviter qu'un arrêt brutal au 31 décembre pénalise le secteur automobile.

"On peut imaginer que pendant les six premiers mois, de 2010, on aurait une prime de 700 ou 800 euros. La prime serait ensuite ramenée à 400 euros", a suggéré le ministre dans un entretien à La Tribune. M. Devedjian craint que la fin programmée de cette mesure le 31 décembre n'entraîne une baisse des ventes. "Il est hors de question de donner un signal négatif au marché", a-t-il affirmé. Il a par ailleurs plaidé pour une coordination européenne pour sortir de cette mesure alors que treize pays européens ont mis en place des systèmes équivalents au système français.

"S'il n'y a pas de coordination, nous serons pour notre part vigilants quant à ce qui se passera ailleurs afin que les constructeurs français ne se fassent pas prendre des parts de marché", a-t-il averti. La semaine dernière, le gouvernement allemand a de nouveau exclu de prolonger sa prime à la casse d'un montant de 2.500 euros, une fois épuisée l'enveloppe prévue.

400 millions d'euros prévus

Selon La Tribune, la prime à la casse en France a bénéficié, au 9 juillet, à 230.000 véhicules pour un montant de 230 millions d'euros. "La facture pourrait venir flirter avec les 400 millions puisque le gouvernement s'attend à 390.000 immatriculations supplémentaires", souligne le quotidien, soit nettement plus cher que les 220 millions d'euros initialement prévus.

Instaurée en décembre 2008, la prime à la casse en France permet à l'acheteur d'une voiture particulière neuve de bénéficier d'une prime de 1.000 euros s'il remet à la destruction un véhicule de plus de dix ans.