Chronologie de la crise financière

E24 avec agences.
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 14 novembre 2008: Les dirigeants du G20 sont réunis pour un dîner à la    Maison Blanche.  

 13 novembre 2008: L'OCDE annonce une récession de -0,3% en 2009 dans    ses pays membres. 

 9 novembre 2008: La Chine annonce un plan de relance de 455 milliards    d'euros. 

 7 novembre 2008: General Motors, numéro un américain de l'automobile,    annonce qu'il risque d'être à court de liquidités en 2009. 

 4 novembre 2008: Barack Obama est élu président des Etats-Unis. Les    Bourses mondiales, rassurées dans un premier temps, repartent à la baisse    face à l'aggravation de la crise économique. 

 29 octobre 2008: La Fed abaisse ses taux. 

 24 octobre 2008: Anniversaire du "Jeudi noir" de 1929. Les Bourses    européennes plongent de plus de 10% en séance avant de se reprendre. 

 22 octobre 2008: La Maison Blanche annonce la réunion du G20 le 15    novembre à Washington. 

 15 octobre 2008: Les Bourses replongent. Wall Street subit sa plus    forte baisse depuis 1987. Les Européens réunis à Bruxelles demandent un    sommet mondial avant la fin de l'année pour réformer le système financier. 

 14 octobre 2008: L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo termine la    séance sur un bond de 14,15%, la plus forte hausse en pourcentage de son    histoire.  

 13 octobre 2008: Les grands pays de l'UE présentent leurs plans    nationaux de sauvetage des banques. L'addition s'élève à près de 1.700    milliards d'euros pour les recapitaliser ou garantir leur financement.    Berlin prévoit 480 milliards d'euros, Paris ira jusqu'à 360. Le CAC 40 à    Paris termine en hausse de 11,18%. Un record. historique. Même tonalité à    Wall Street où le Dow Jones gagne 11,50% à la clôture, soit une hausse    historique de 972,02 points en une séance.  

 12 octobre 2008: Les pays de la zone euro, réunis en sommet de crise à    Paris, sont prêts à apporter leur garantie aux opérations de refinancement    des banques jusqu'à la fin 2009 et placent question des prêts interbancaires    à la première place des priorités.  

 11 octobre 2008: Dans la nuit, les grands argentiers du G7 (Allemagne,    Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) s'engagent à    empêcher toute faillite de banque importante.  

 10 octobre 2008: En Asie, les marchés s'effondrent, paniqués par la    chute de Wall Street. La Bourse de Tokyo termine sur un plongeon de 9,62%,    sa pire chute depuis octobre 1987. L'assureur japonais Yamato Life annonce    sa faillite. Nouvelle baisse des bourses européennes. Londres appelle les    gouvernements à suivre son exemple dans son initiative "révolutionnaire"    de nationalisation partielle des banques. Les grands argentiers du G7 se    réunissent à Washington.  

 9 octobre 2008: Nouvelle séance cauchemardesque à Wall Street, la pire    depuis le krach de 1987. Le Dow Jones perd 7,33% à 8.579,19 points. Les    marchés boursiers européens s'enfoncent eux aussi dans le rouge après un    rebond initial.  

 8 octobre 2008: Journée historique, à plus d'un titre. De Wall Street à    Tokyo en passant par l'Europe, les bourses s'effondrent littéralement. La    décision des grandes banques centrales de baisser leurs taux directeurs n'a    pas l'effet escompté. Le Royaume-Uni sort les grands moyens et reprend    partiellement les banques en main à hauteur de 50 milliards de livres (65    milliards d'euros). Le FMI prévoit un coup d'arrêt brutal de la croissance    mondiale.  

 7 octobre 2008: Les ministres des Finances de l'UE réunis à Luxembourg    s'accordent sur des principes gouvernant les éventuels plans de sauvetage de    banques et de compagnies d'assurance en difficulté. Mais, ils ne parviennent    pas à s'accorder sur la constitution d'un fonds de soutien européen calqué    sur le plan Paulson. Le montant européen des garanties des dépôts bancaires    est relevé de 20.000 à 50.000 euros au minimum. Il est de 70.000 euros en    France, ce qui couvrirait 92% de la population. L'Espagne, qui n'avait pas    été conviée à la réunion du 4 octobre, lance son plan pour affronter la    crise financière.  

 6 octobre 2008: Nouveau "lundi noir". Paris enregistre la    plus forte baisse depuis la création du CAC 40 avec un recul de -9,04% à    3.711,98 points. Londres chute de 7,85%, Francfort de 7,07%, Zurich de    6,12%. Moscou sombre avec une baisse record de 19%. Wall Street frôle la    catastrophe. Le vote du plan de sauvetage américain n'a pas rassuré les    marchés. Après avoir perdu plus de 7% en séance, le Dow Jones limite ses    pertes à 3,58% en clôture. Il termine sous les 10.000 points pour la    première fois depuis octobre 2004. Le Trésor américain lance la première    étape du plan Paulson.  

 5 octobre 2008: L'Allemagne adopte un plan de sauvetage pour la banque    immobilière Hypo Real Estate qui bénéficie de 15 milliards d'euros    supplémentaires. Berlin décide également de garantir sans limite tous les    comptes courants et d'épargne des particuliers. BNP Paribas reprend le    bancassureur Fortis pour 14,7 milliards d'euros. La Belgique et le    Luxembourg entrent en retour dans le capital de la banque française.  

 4 octobre 2008: La France organise un mini-sommet européen sur la crise    financière. Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Gordon Brown et Silvio    Berlusconi s'engagent à soutenir les établissements financiers européens en    difficulté mais n'endossent pas l'idée d'un fonds européen de soutien des    banques. Les quatre "grands" européens appellent à la tenue d'un    sommet international "le plus tôt possible" pour revoir les    règles du capitalisme financier.  

 3 octobre 2008: La Chambre des représentants américains vote enfin le    plan de sauvetage de 700 milliards de dollars proposé par le Trésor. George    W. Bush le qualifie de vital pour "survivre à la tempête financière"    et le promulgue immédiatement.  

 1er octobre 2008: Le Sénat américain adopte une nouvelle mouture du    plan de sauvetage financier. Le texte inclut notamment de nouvelles    dispositions permettant de relever le niveau de garantie pour les dépôts des    épargnants de 100.000 à 250.000 dollars.  

 30 septembre 2008: Les gouvernements français et belge sauvent la    banque Dexia en annonçant une quasi-nationalisation. Le CAC 40 regagne    1,99%.  

 29 septembre 2008: Les places européennes baissent très fortement. Le    plan de sauvetage américain est rejeté par la Chambre des représentants    américains. Wall Street s'effondre et perd près de 780 points. Une chute    historique. La banque américaine Citigroup annonce qu'elle prend le contrôle    de sa concurrente Wachovia avec l'aide des autorités fédérales. La Bourse    brésilienne perd 10%, ses cotations sont suspendues.  

 28 septembre 2008: Le plan de sauvetage américain fait l'objet d'un    premier accord entre l'administration Bush et les dirigeants du Congrès. En    Europe, Fortis est renfloué par les autorités belges, néerlandaises et    luxembourgeoises. En Grande-Bretagne, la banque Bradford and Bingley est    nationalisée.  

 26 septembre 2008: Le cours Fortis (groupe de banque et d'assurance    belgo-néerlandais) s'effondre en raison de doutes sur sa solvabilité. Aux    Etats-Unis, la banque JPMorgan prend le contrôle de sa concurrente    Washington Mutual avec l'aide des autorités fédérales.  

 25 septembre 2008: A Toulon, Nicolas Sarkozy s'engage à protéger les    Français des effets de la crise. Il prône une "remise à plat"    du système financier international.  

 23 septembre 2008: Les débats de l'assemblée générale des Nations Unies    à New York sont dominés par la crise financière.  

 19 septembre 2008: Le président américain George W. Bush lance un appel    à "agir immédiatement" sur le plan de sauvetage des    banques pour éviter une aggravation de la crise aux Etats-Unis. Le CAC    reprend momentanément des couleurs et s'envole de 9,27% à 4.324,87 points.  

 18 septembre 2008: La banque britannique Lloyd TSB rachète sa    concurrente HBOS, menacée de faillite. Henry Paulson, secrétaire du Trésor    américain, prépare un plan d'un montant de 700 milliards de dollars pour    débarrasser les banques de leurs créances douteuses et leurs actifs "toxiques". 

 17 septembre 2008: Les Bourses mondiales chutent toujours. Les banques    centrales multiplient les opérations pour apporter des liquidités aux    institutions financières.  

 16 septembre 2008: La Fed et le gouvernement américain nationalisent le    plus grand assureur mondial, AIG, menacé de faillite. Ils lui apportent une    aide de 85 milliards de dollars en échange de 79,9% du capital.  

 15 septembre 2008: Folle journée à Wall Street. Lehman Brothers annonce    son placement sous le chapitre 11 après l'échec de discussions    lancées par la Réserve fédérale de New York pour la sauver. Bank of America    rachète une autre grande banque d'affaires de Wall Street, Merrill Lynch,    pour 50 milliards de dollars. Dix banques internationales mettent en place    un fonds de liquidités de 70 milliards de dollars pour faire face à leurs    besoins les plus urgents. Cela n'empêche pas un fort recul des Bourses    mondiales.  

 10 septembre 2008: Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires    américaine, annonce 3,9 milliards de dollars de perte pour le 3ème    trimestre.  

 7 septembre 2008: Le Trésor américain, par la voix de son secrétaire    Henry Paulson, annonce une mise sous tutelle gouvernementale de Freddie Mac    et Fannie Mae. L'objectif est que les deux institutions restructurent leurs    finances. Le Trésor garantit leur dette à hauteur de 100 milliards de    dollars chacune. Les Bourses mondiales accueillent favorablement la mesure.  

 15 juillet 2008: Ben Bernanke, le président de la Fed, assure devant le    Sénat américain que sa priorité est de restaurer la stabilité financière.  

 13 juillet 2008: La pression monte sur Freddie Mac et Fannie Mae, les    deux institutions américaines du refinancement hypothécaire, qui voient leur    cours en Bourse s'effondrer. "Fannie et Freddie" reçoivent le    soutien des autorités américaines.  

 16 mars 2008: Le géant bancaire américain JP Morgan Chase annonce le    rachat de Bear Stearns, pour seulement 236 millions de dollars, avec l'aide    financière de la Fed.  

 13 mars 2008: Carlyle Capital Corporation créé en 2006 par Carlyle    Group pour spéculer sur les titres adossés aux crédits immobiliers    américains annonce sa probable faillite.  

 11 mars 2008: Les banques centrales conjuguent de nouveau leurs efforts    pour soulager le marché du crédit. La Fed se dit prête à fournir si besoin    jusqu'à 200 milliards de dollars à certaines grandes banques.  

 17 février 2008: La banque Northern Rock, en situation critique,    est nationalisée par le gouvernement britannique.  

 24 janvier 2008: La Société Générale annonce une perte de 4,9 milliards    d'euros après la découverte d'une fraude. Un seul trader est suspecté:    Jérôme Kerviel. Il aurait multiplié les positions hasardeuses. Son nom et sa    photo font le tour du monde. http://20minutes.fr/dossier/kerviel  

 22 janvier 2008: La Fed baisse son taux directeur de trois quarts de    point à 3,50%, soit le plus fort niveau de ces 15 dernières années. Le même    taux sera progressivement abaissé à 2% entre janvier et la fin avril.  

 21 janvier 2008: Les places boursières mondiales s'effondrent. Le plan    de relance proposé par les Etats-Unis est jugé décevant  

 18 janvier 2008: George W. Bush annonce un plan de relance de 150    milliards de dollars.  

 11 janvier 2008: Bank of America reprend Countrywide Financial, le    numéro un du crédit immobilier aux Etats-Unis.  

 12 décembre 2007: Cinq banques centrales (BCE, FED, BoE, Banque du    Canada et Banque nationale suisse) lancent une action concertée pour lutter    contre la crise de liquidités.  

 Début décembre 2007: Le géant de l'assurance américain,    American International Group (AIG), affirme que la crise du "subprime"    est désormais sous contrôle.  

 15 novembre 2007: La Fed injecte 47,25 milliards de dollars dans le    système bancaire.  

 1er octobre 2007: UBS, première banque suisse, annonce une dépréciation    d'actifs de 4 milliards de francs suisses (2,4 milliards d'euros),    principalement sur le marché des subprimes. La banque américaine Citigroup    annonce être, elle aussi, touchée par cette crise. Elle perd 60% de son    bénéfice au troisième trimestre.  

 14 septembre 2007: La Banque d'Angleterre accorde un prêt d'urgence à    Northern Rock, cinquième banque de Grande-Bretagne, pour lui éviter la    faillite. Des milliers de clients paniqués se précipitent pour retirer 1    milliard de livres en 24 heures.  

 13 août 2007: La BCE et la Fed injecte encore près de 48 milliards    d'euros et la Fed 2 milliards de dollars. Les Bourses respirent et repartent    à la hausse. La Banque d'affaires Goldman Sachs annonce qu'elle est    contrainte de renflouer un de ses fonds d'investissement à cause des    subprimes.  

 9 août 2007: La Banque centrale européenne (BCE) injecte 94,8    milliards d'euros de liquidités dans le système financier et la Réserve    fédérale américaine (Fed) 24 milliards de dollars. La banque française BNP    Paribas annonce le gel de trois de ses fonds d'investissement exposés au    marché des subprimes.  

 1er août 2007: Aux Etats-Unis, American Home Mortgage, un    organisme de refinancement de prêts hypothécaires, n'est pas en mesure de    rembourser 300 millions de dollars d'échéances arrivées à terme.  

 Jusqu'à la fin juillet 2007 : La crise se développe. Les Bourses    mondiales oscillent entre des séances à la baisse et de furtives reprises.    Par exemple, le 19 juillet, l'indice Dow Jones bat un nouveau record à plus    de 14.000 points. Mais chute une semaine plus tard à moins 2,26%, une de ses    plus fortes baisses de l'année.  

 18 juillet 2007: L'établissement américain Bear Stearns annonce que    deux de ses fonds qui ont investi dans les financements structurés de    créances immobilières ne valent plus rien. Les Bourses européennes reculent.  

 2 avril 2007: New Century, le numéro deux des subprimes américains, est    mis en faillite.  

 8 février 2007: Les défauts de paiements sur les crédits "subprimes"    (des crédit hypothécaires consentis à des emprunteurs peu solides) se    multiplient aux Etats-Unis. HSBC relève ses provisions pour créances    immobilières douteuses à 10 milliards de dollars. Le grand public découvre    la "crise des subprimes".