Un petit Madoff canadien

D.H. avec AFP

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Bertram Earl Jones, 67 ans, interpellé lundi 27 juillet, a été mis en liberté provisoire, moyennant une caution de 30.000 dollars et la remise de son passeport, après avoir été inculpé de quatre chefs de vols et de quatre autres de fraude. Il devra comparaître devant une cour de Montréal le 28 septembre prochain.

Schéma de Ponzi

Bertram Earl Jones est accusé par des dizaines d'anciens clients et par l'Autorité des marchés financiers du Québec (AMF) d'avoir monté un "schéma de Ponzi".

La fraude présumée, semblable à celle, bien plus vaste, qui a valu 150 ans de prison à l'Américain Bernard Madoff, consistait à rémunérer les premiers investisseurs avec l'argent déposé par de nouveaux clients.

Plus de 200 personnes ont été lésées, selon les médias canadiens. Ce financier aurait floué de nombreux investisseurs, surtout au Québec, mais aussi dans le reste du Canada et aux Etats-Unis, a estimé l'AMF qui avait donné l'alerte le 10 juillet.

Aucun fonds

L'escroquerie a été découverte après que des clients inquiets de ne plus pouvoir joindre Bertram Earl Jones eurent contacté l'AMF, auprès de qui il n'était pas enregistré. Les autorités bancaires ont rapidement bloqué les comptes de cet homme à l'allure débonnaire, mais aucun fonds ne s'y trouvait.

Rendu à la police

Recherché par la police du Québec et la police fédérale canadienne, Bertram Earl Jones était introuvable. Il s'est finalement rendu lundi à Montréal.