UBS définit ses objectifs de retour au profit

CV avec AFP

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La première banque suisse, UBS, qui peine à se relever de la crise financière, a défini ce mardi ses objectifs de retour au profit et table désormais sur un bénéfice annuel avant impôt d'environ 15 milliards de francs suisses d'ici trois à cinq ans.

L'établissement zurichois, qui a ramené au troisième trimestre sa perte nette à 564 millions de francs suisses (373 millions d'euros) contre 1,4 milliard le trimestre précédent, s'attend également à un rendement de fonds propres de 15% à 20%, selon un communiqué.

Retraits de capitaux

UBS continue également de souffrir de retraits massifs de capitaux, qui ont atteint 36,7 milliards de francs suisses au troisième trimestre, contre 39,5 milliards au deuxième trimestre.

Pour la banque, cette situation sera renversée quand UBS "passera de la stabilité financière à la réussite financière", car "les clients retrouveront confiance dans UBS, ce qui se traduira par une inversion des sorties de capitaux".

"Nous avons bien progressé en renforçant notre base de capital et en positionnant le groupe de manière à dégager une croissance des activités, mais il reste encore à faire", a prévenu le directeur général Oswald Grübel, cité dans le communiqué.

Transparence

Le directeur général Oswald Grübel est lui-même resté plutôt prudent. "Nous avons bien progressé en renforçant notre base de capital et en positionnant le groupe de manière à dégager une croissance des activités, mais il reste encore à faire", a-t-il prévenu, cité dans un communiqué.

Grübel, qui faisait le point sur la stratégie du groupe lors de la journée des investisseurs à Zurich, a estimé que la direction était en train d'établir "une nouvelle UBS, une banque qui applique les critères les plus élevés, se distingue par la transparence et la fiabilité des conseils et services". Le nouveau patron d'UBS, un ancien du rival Credit Suisse qui a été appelé à la rescousse en février, a souligné s'engager "personnellement à assurer l’avènement de cette nouvelle UBS"

Le numéro un helvétique du secteur table à moyen terme dans la gestion de fortune et la banque suisse sur un bénéfice avant impôt d'environ 6,5 milliards. La banque d'affaires devrait contribuer à hauteur de 6 milliards au résultat, la gestion de fortune Amériques avec moins de 1 milliard et la gestion d'actifs avec 1,3 milliard.

UBS, qui a terminé l'année dernière sur une perte astronomique de 21,3 milliards, n'a pas annoncé de nouvelles suppressions d'emplois, alors que la presse avait avancé le chiffre de 2.500 réductions d'effectifs. Le groupe a par contre confirmé l'objectif de réduction des coûts de 3,5 à 4 milliards d'ici 2010.