La Martinique subit les conséquences de la grève

E24 avec AFP

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Malgré la signature d'un accord sur les salaires, la greve générale de 45 jours en Guadeloupe fait des dégâts. Une deuxième entreprise martiniquaise a été placée en lockout jeudi, entraînant la suspension des contrats de travail de ses 37 salariés, a indiqué à l'AFP le Medef local. L'entreprise BIG'IN, située dans la zone industrielle de Place d'Armes au Lamentin (commune voisine de Fort-de-France) bloquée par des barrages de grévistes, fabriquait des pains de mie, brioches et petits pains au lait vendus essentiellement en supermarchés, également bloqués dans le cadre du mouvement social contre la vie chère.

Créée en 2000, cette entreprise "a toujours été un peu limite au niveau de ses résultats et au bout d'un mois on n'a absolument plus de trésorerie", a expliqué à l'AFP Hubert Aubery, son propriétaire, précisant que l'entreprise était "incapable de faire face aux salaires que ce soit en congés payés ou en chômage technique". Le directeur Guillaume Bally a informé les délégués du personnel et les salariés individuellement. Cette mesure temporaire pourrait être levée en cas de reprise de l'activité.

Cette décision a été précédée la veille par celle du dirigeant de Batir, entreprise d'outillage et de matériaux de construction à Trinité (sur la façade atlantique de l'île), qui a concerné 45 salariés. Ces derniers se sont rassemblés jeudi 5 mars devant leur entreprise, sur les grilles de laquelle ils ont accroché des banderoles "Nous voulons travailler" et "Nous voulons sauver nos emplois".