La mère de Michael Jackson se bat pour gérer ses biens

A.-C.B avec agences

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Un mois et demi après le décès de Michael Jackson, la gestion de son patrimoine fait toujours débat. Les avocats de la mère de Michael Jackson sont entrés en négociations avec les exécuteurs testamentaires du défunt pour ajouter cette dernière comme curatrice des biens de son fils, d'après Bloomberg.

Les discussions avec John Branca et John McClain, les exécuteurs testamentaires nommés par Michael Jackson en 2002 se sont intensifiées ses deux derniers jours, d'après Londelle McMillan, l'avocat de Katherine Jackson, travaillant pour le cabinet d'affaires new-yorkais Deway & LeBoeuf LLP.

Résolution

"Nous en sommes à un point où nous pourrions obtenir une résolution" a déclaré McMillan au cours d'un entretien accordé à plusieurs médias. "Nous allons rapidement savoir si nous aurons besoin de plus de poursuites judiciaires ou non ".

Katherine Jackson, persuadée qu'on lui cache des choses, cherche à en savoir plus sur les décisions prises concernant le patrimoine de son fils, qui, selon les exécuteurs, serait composé de plus de 500 millions de dollars de dettes et de 600 millions de dollars d'actifs.

Le "Roi de la Pop" a mis tous ses biens dans un "trust" au bénéfice de sa mère, de ses trois enfants - Prince Michael, Paris Michael et Prince Michael II - et pour des œuvres de charité. Katherine Jackson avait obtenu la garde des enfants le 30 juin dernier.

"Nous allons avoir une conversation avec elle pour qu'un des membres de sa famille devienne co-administrateur", a expliqué John Branca dans une déclaration faite aux médias.

Troisième exécuteur

Ce dernier, avocat de Michael Jackson de 1980 à 2006, et John McClain, directeur musical et ami du défunt, resteront administrateurs de son empire au moins jusqu'au 2 octobre prochain, selon la décision du juge Mitchell Beckloff prononcée le 3 août dernier.

Mais en marge de ces deux hommes, un troisième exécuteur aurait renoncé à ce rôle avant la mort de l'artiste. Le chanteur aurait en effet voulu que sa mère le remplace, d'après Londelle McMillan. "C'est ainsi une sorte de siège légal qui reviendrait à Katherine Jackson".

Si cette dernière avait été ajoutée comme exécutrice ou gérante, cela aurait pu faire surgir de nombreuses difficultés d'ordre fiscal d'après John Branca.

Pour toutes ces raisons, Katherine Jackson ne souhaitait pas trop étendre son rôle a expliqué aux médias McMillan. Mais "nous ne sommes désormais plus concernés par ce type de problème."