-30% d'investissements pour Gazprom

D.H. avec AFP

— 

Le géant gazier russe Gazprom, confronté à une baisse de la demande en gaz, envisage de réduire de 30% son programme d'investissements en 2009 par rapport à ses prévisions initiales, a déclaré jeudi 25 juin Andreï Krouglov, vice-président de la compagnie. "La correction à la baisse du programme d'investissements peut porter sur 30%", a dit Andrei Krouglov lors d'une conférence de presse.

Infrastructures concernées

Ce programme avait été chiffré initialement à 920 milliards de roubles (21 milliards d'euros). Le nouveau projet de budget doit être présenté en septembre au directoire, a indiqué le responsable. Cette réduction concerne les dépenses en capital destinées aux infrastructures et non le programme d'acquisitions, a indiqué le responsable.

Extraire du gaz pour le vendre

Elle doit répondre à la baisse de la consommation de gaz, en particulier en Europe, consécutive notamment à la crise économique et financière mondiale. Mercredi, le groupe a indiqué qu'il prévoyait d'exporter 142,1 milliards de mètres cubes de gaz cette année en Europe, soit environ 11% de moins qu'en 2008. "L'extraction de gaz n'est pas un but en soi. On extrait le gaz quand il se vend", a déclaré Andrei Krouglov. Selon les analystes d'UBS à Moscou, la situation des livraisons de gaz devrait s'améliorer au second semestre, mais compte tenu du prix bas de l'or bleu actuel, le chiffre d'affaires de Gazprom devrait égaler celui du premier semestre.

Nord Stream pas affecté

Le groupe a l'intention de déterminer "plus précisément les investissements prioritaires", a dit le vice-président, insistant sur le fait qu'il n'y aurait pas de réduction des investissements sur les principaux projets, tels que le gazoduc Nord Stream, et que Gazprom se préparait à répondre à la demande en gaz dès que celle-ci repartirait à la hausse.

Craintes pour la reprise

Le géant gazier a décidé le 19 juin de repousser d'un an la mise en exploitation du gisement de gaz condensé de Bovanenkovski dans la péninsule de Iamal (grand Nord), qui contient 4.900 milliards de mètres cubes de gaz, faisant naître des craintes sur la capacité du groupe de répondre à une reprise de la consommation.