Le bénéfice d'Oracle en hausse

G. G. avec AFP

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Résultats contrastés pour Oracle. L'éditeur américain de logiciels pour les entreprises a présenté mercredi 16 septembre un bénéfice net en hausse de 4% au premier trimestre de son exercice à 1,1 milliard de dollars. Le bénéfice courant par action a été exactement conforme aux attentes, à 30 cents.

En revanche, le chiffre d'affaires a déçu. Alors que le groupe avait annoncé il y a trois mois qu'il attendait pour le trimestre achevé le 31 août des ventes en baisse de 1 à 4% par rapport à la même période de l'année précédente, la chute a atteint 5%, à 5,1 milliards de dollars. Décevant selon les analystes, qui tablaient sur 5,25 milliards de dollars.

Amélioration des marges

La numéro deux du groupe Safra Catz, citée dans un communiqué, a salué l'amélioration substantielle des marges qui a permis de faire croître les bénéfices en dépit du recul des ventes, imputé partiellement au niveau relativement élevé du cours du dollar.

Mais les investisseurs, déçus, ont fait reculer le titre de 3,25% à 21,41 dollars dans les échanges électroniques après la clôture de la Bourse de New York.

Effet de change

Lors d'une téléconférence d'analystes Safra Catz a précisé que si l'effet de change avait eu un impact négatif durant les trois mois écoulés, il aurait un impact positif entre septembre et novembre. Du coup le chiffre d'affaires est attendu stable ou en hausse de 3% sur un an, alors qu'à dollars constants il reculerait de 1 à 4%. Le bénéfice courant par action est attendu entre 35 et 36 cents.

Les analystes tablaient jusqu'à présent sur un chiffre d'affaires en hausse de 0,6% et un bénéfice courant par action de 36 cents.

Comparaison difficile

Le groupe a expliqué que ces résultats, qui peuvent apparaître décevants un an après la publication d'un bond de 32% du bénéfice net, s'expliquaient par des "comparaisons particulièrement difficiles d'une année sur l'autre".

Co-président du groupe, Charles Phillips a souligné que la performance d'Oracle était bien meilleure que celle de son principal concurrent, l'Allemand SAP. "Nous avons crû plus vite que SAP dans toutes les régions du monde, y compris en Europe", a-t-il déclaré.

Aucun commentaire n'a été fait sur le rachat de Sun, une opération sur laquelle se penchent actuellement les autorités de la concurrence de Bruxelles.