Ericsson s'intéresse aux activités sans fil de Nortel

J. Bx avec AFP

— 

Ericsson va faire une offre pour acquérir la division sans fil du canadien Nortel, actuellement placé sous le régime des faillites, a-t-on appris jeudi 23 juillet auprès de l'équipementier suédois en télécommunications.

"Il s'agit d'une mise aux enchères qui aura lieu demain (vendredi) à New York", a affirmé à l'AFP, Fredrik Hall, un porte-parole d'Ericsson, qui a refusé de dire quel serait le montant de l'offre du suédois. "Nous participerons et nous verrons jusqu'où nous irons", a-t-il dit. Selon le quotidien canadien The Globe and Mail, qui cite des sources proches des tribunaux, Ericsson a offert mardi 730 millions de dollars américains pour la division des équipements de téléphonie mobile de Nortel.

Protégé de ses créanciers par la justice au Canada et aux Etats-Unis depuis janvier, Nortel a vainement tenté de se restructurer mais a finalement décidé en juin de vendre ses principales divisions.

Nortel avait annoncé en juin qu'il comptait céder ses activités sans fil à Nokia Siemens Networks, la coentreprise du finlandais Nokia et de l'allemand Siemens pour 650 millions de dollars. L'accord prévoyait également le transfert de 2.500 employés à Nokia Siemens.

Contre-propositions

Mais une mise aux enchères est nécessaire pour déterminer si des actifs peuvent être vendus plus chers, avant que le tribunal des faillites ne donne son accord. Selon The Globe and Mail, un fonds d'investissement privé américain, MatlinPatterson Global Advisers, un créancier important de Nortel, a présenté de son côté une offre de 725 millions de dollars.

Le ministre canadien de l'Industrie, Tony Clement, a par ailleurs appelé mardi 21 juillet Nortel à réexaminer une offre de rachat de sa division par son compatriote Research In Motion (RIM), fabricant du téléphone multifonctions BlackBerry. RIM a annoncé lundi 20 juillet que Nortel l'avant empêché de soumettre une offre de 1,1 milliard de dollars pour le rachat de sa division.

Toutefois, selon les sources du Globe and Mail, RIM "n'est plus dans la course", parce qu'il n'a pas présenté son offre avant l'échéance de mardi fixée par les tribunaux.