Ryanair pourrait se lancer dans les vols transatlantiques

E24 avec AFP

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La compagnie aérienne Ryanair pourrait lancer d'ici à deux à trois ans des vols vers les Etats-Unis via une compagnie séparée, a indiqué ce lundi le directeur général Michael O'Leary.

Il a indiqué cependant qu'un tel lancement, qui se ferait éventuellement via une compagnie séparée de laquelle Ryanair serait actionnaire, nécessiterait l'acquisition de 50 à 60 avions long-courriers à bas prix, "ce qui est un très gros si", a-t-il dit. Michael O'Leary a estimé que quatre ou cinq appareils pourraient voler depuis huit à dix des bases existantes de Ryanair à travers l'Europe, comme Londres, Dublin, Rome et Francfort, vers à peu près le même nombre de grandes villes américaines, à des prix pouvant s'échelonner de 10 euros le trajet à environ 1.500 euros pour la classe affaires, une catégorie à laquelle Ryanair fait les yeux doux.

Le directeur général a reconnu que le trafic ne pourrait se faire que vers des "aéroports secondaires" américains. A New York par exemple, il a observé que l'aéroport new-yorkais "JKF n'a pas besoin" de Ryanair, mais il n'a pas exclu une base à Newark.

"Mais rien ne se passera tant que les prix (des avions) ne se seront pas effondrés", a-t-il insisté, "et ce n'est pas encore le cas".Dans le cas où le lancement pourrait se faire, il ne serait effectif qu'environ douze à dix-huit mois après l'acquisition des appareils, soit d'ici à deux ou trois ans au plus tôt, selon lui.

La récession a du bon

Ryanair a espéré être à l'équilibre cette année malgré une récession dont Michael O'Leary a jugé "qu'on en avait besoin". "Nous avons besoin d'une récession", a-t-il affirmé: "Nous avons eu dix ans de croissance. Une récession nous débarrasse des compagnies déficitaires minables et nous permet d'acheter des avions moins chers". Il a ajouté que cette récession serait "profonde" et "sombre" et pourrait durer au moins dix-huit mois.