Wall Street et Paris au plus haut

Julien Beauvieux

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A la clôture, le CAC 40 a cédé 0,04%, à 3.378,04 points. L'ouverture dans le vert de Wall Street, dans le sillage d'une hausse plus importante que prévu de l’indice des promesses de vente de logements anciens, a mis fin en milieu d'après-midi aux hésitations de l'indice parisien.

L'indicateur immobilier américain, qui a progressé de 6,7% en avril, sa meilleure performance depuis octobre 2001, a en effet confirmé l'embellie de ce secteur, épicentre de la crise. Et donner un nouvel élan au rebond des marchés boursiers entamé depuis début mars.

Signe fort, l'indice parisien a pour la première fois depuis le 8 janvier clôturé deux séances consécutives au dessus des 3.300 points. Le CAC 40 avait échoué sur ce niveau les 8, 20 et 27 mai dernier. De son côté, le Dow Jones (+0,05%, à 8.726 points) évolue mardi à des niveaux inconnus depuis le 8 janvier dernier.

Conséquence, le CAC 40 engrange désormais près de 5% depuis le 1er janvier, tandis que le Dow Jones ne cède que 0,5%. Après un début d'année apocalyptique les deux indices ont bondi d'environ 34% depuis le 9 mars.

Face à la violence et la rapidité de ce rebond, nombreux sont les commentateurs qui voyaient ces deux dernières semaines, malgré des indicateurs économiques favorables, des signes d'essoufflement des places boursières mondiales.

Mais les investisseurs s'accrochent à la moindre bonne nouvelle. Hier, les marchés été soulagés par le dépôt de bilan devant un tribunal des faillites à New York constructeur automobile américain General Motors. Une information très attendue, qui devrait permettre au groupe de se restructurer.

Les deux indices chinois des directeurs d'achats ont par ailleurs montré lundi 1er juin que la production manufacturière a continué de croître en mai, confirmant l'efficacité des mesures de relance. Egalement "favorable", l'activité dans l'industrie aux Etats-Unis a continué de se contracter en mai, mais plus lentement qu'en avril et moins que prévu par les analystes.