Les prix de l'immobilier anglais ne baisseront pas

A.-C.B avec agences

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Optimisme sur les prix de l'immobilier britannique. Les prix des maisons anglaises devraient augmenter cette année, selon les dernières prévisions du Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS). Un revirement de position pour cet institut, qui tablait auparavant sur une chute comprise entre 10% et 15%.

Le prix moyen d'une maison sera légèrement plus haut au 4è trimestre 2009 qu'il l'était dans la même période de l'année précédente, précise le RICS. Les taux d'intérêt plus bas et le déclin des prix des maisons par rapport à leur pic de 2007 ont fait revenir les acheteurs, ce qui constituerait le prélude à une reprise du marché immobilier.

Des signes montreraient que l'économie anglaise est en train de repartir. Les prix des maisons ont doublé en juillet, et la confiance des consommateurs est remontée au plus haut depuis plus d'un an. La Banque d'Angleterre a décidé jeudi de maintenir son taux directeur à 0,5% et a porté à 175 milliards de livres le montant des rachats de titres, contre 50 milliars auparavant.

"Changement"

"Il y a eu un changement clair sur le marché de l'immobilier ces derniers mois" explique Brigid O'Leary, économiste chez RICS, à l'agence Bloomberg. Cependant, les perspectives pour 2010 sont incertaines et il y a un réel risque que les prix glissent à nouveau".

Le RICS avait prévu en décembre que les prix des maisons au Royaume-Uni diminueraient de 10 à 15% cette année. Après avoir triplé en 10 ans, la valeur des propriétés est aujourd'hui environ 20% en-deçà de leur pic de 2007, d'après les données de Lloyds Banking Group. Les valeurs des maisons ont grimpé de 1,1% à une moyenne de 159.623 livres sterling (soit environ 188.262 euros) le mois dernier d'après celui-ci.

Mais la hausse du chômage et des taux des prêts risquent de limiter la reprise du marché immobilier. "Rien n'indique un rapide retour à un boom", car l'activité reste très faible. Un retour à un marché régulier est encore loin" a prévenu le RICS. La crise du marché immobilier britanique n'est peut-être pas encore surmontée.