Michelin tente de rassurer les élus

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Michelin n'abandonnera pas Montceau-les-Mines. C'est le message qu'a fait passer le PDG du géant mondial du pneumatique, Michel Rollier, auprès des élus après l'annonce de 477 suppressions de postes sur le site de Saône-et-Loire.

"Le groupe Michelin s'est engagé à mobiliser les crédits nécessaires à un plan de revitalisation économique ciblé sur le bassin minier qui aille au delà de ses obligations légales" a indiqué Didier Mathus, le député-maire (PS) de Montceau-les-Mines.

Revu et corrigé

Le député-maire (PS) était venu à Paris rencontrer la direction de Michelin, à la tête d'une délégation d'élus du bassin minier, "demander que ce plan soit revu et corrigé afin que Blanzy (Montceau) ne paie pas le tribut le plus lourd au plan national de suppressions d'emplois".

Le député-maire a affirmé avoir "eu le sentiment que le PDG de Michelin, sans revenir sur l'annonce de son plan, avait prêté une attention réelle (à ses) arguments en faveur des salariés". Selon lui Michel Rollier avait ajouté que "si des évolutions devaient intervenir dans la mise en œuvre de son plan, elles auraient lieu dans le cadre des négociations" avec les syndicats.

Revitalisation

La direction de Michelin a de son côté indiqué à l'AFP s'employer "à signer le plus tôt possible une convention de revitalisation (du bassin minier) avec le préfet de Saône-et-Loire". Elle a ajouté "s'engager au delà de l'obligation légale" en lui consacrant un "budget qui prenne en compte 4 fois le Smic mensuel" par salarié concerné.

Enfin, la direction a déclaré "souhaiter entrer le plus vite possible dans la phase de négociations (de son plan) avec les syndicats". Des négociations, qui selon Patrick Duvert (CGT) "doivent réellement débuter lundi et mardi prochains, à Clermont-Ferrand, pour les trois sites" impactés par le plan.

Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 et la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord, 276 postes) près de Lille, promettant toutefois qu'il n'y aurait "aucun licenciement". Les deux autres sites sont Tours, 340 postes sur 1.300 et Montceau-les-Mines, 477 postes sur 1.400.