Le business des cahiers de vacances

Delphine Halgand

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De 3,5 millions à 4 millions d'exemplaires de cahiers de vacances sont vendus chaque année. De 4 euros à 9 euros le cahier, de plus en plus d'éditeurs de parascolaire s'engouffrent dans ce très gros marché alors même que les maillots de bain sont encore au fond des placards. Puisqu'en effet, près de 40% des ventes ont déjà été faites à la fin juin.

De la grande section au CE1

"Le cœur de cible sont les plus petits, de la grande section de maternelle au CE1. Les collégiens ne représentent qu'un quart du marché", confie le leader du marché Hachette. Porté par son mythique Passeport (de 5,40€ à 7,90€), Hachette détient 42% de parts de marché. Les cahiers de vacances représentent un tiers du chiffre d'affaires du parascolaire chez Hachette Education.

Ludo-éducatif

Pour pallier à la baisse des ventes des cahiers traditionnels, les éditeurs se sont lancés ces dernières années dans la course au ludo-éducatif. Hachette a ainsi développé des formes nouvelles de cahiers de vacances de plus en plus tournées vers le jeu. Les collections Réviser et s'amuser (5,90€) ou La maison de Mickey (4,20€) alternent ainsi révisions et jeux. Petits exos trop rigolos (3,90€) et Jouer pour réviser (5,90€) sont eux sous la forme exclusive de jeux.

Licences

Hatier, qui déclare vendre 1 million d'exemplaires de cahiers de vacances chaque année, s'est lui lancé en parallèle de ses cahiers Hatier Vacances (4,50€), dans les Carnet Vacances (5,20€) sous forme de fiches détachables mais a surtout sorti cette année des cahiers de vacances Le Petit Nicolas (5,90€). La formule des licences a également séduit Nathan, qui propose en plus de ses cahiers Nathan Vacances (5,45€), des cahiers Adibou et C'est pas sorcier!. Comme quoi, il faut de plus en plus d'imagination pour draguer sur les plages.