Immobilier: la négociation, ça marche

Catherine Vincent

— 

L'indice PAP du mois de novembre sur les prix de l'immobilier montre une hausse considérable du taux de négociation (l'écart entre le prix figurant dans l'annonce et le prix réel de transaction) qui atteint, au niveau national, 6,33% pour les appartements et 7,79% pour les maisons. Des niveaux jamais atteints, nous a-t-on indiqué chez Particulier à Particulier.

PAP ne dispose pas de données région par région ou ville par ville mais indique avoir réalisé une étude en début d'année montrant que ce taux est naturellement plus élevé en dehors des grandes zones urbaines.

Et quand il y a négociation, les délais s'allongent entre vendeurs et acheteurs, chacun étant soucieux de préserver ses intérêts financiers. Sur la base de 11.433 transactions enregistrées dans l'ensemble des huit premières agglomérations françaises au cours du mois d'octobre 2009, PAP remarque que le délai moyen de transaction (délai courant entre la première publication d'une annonce et le moment où celle-ci est annulée parce que la transaction a abouti) atteint 13 semaines pour les appartements et 16 semaines pour les maisons. A titre de comparaison, ces délais oscillaient entre 5 et 7 semaines pour un appartement entre 2005 et 2007, et entre 7 et 10 semaines pour une maison.

La tendance haussière du taux de négociation s'est amorcée en 2007 et s'est accélérée fin 2008 avec un quasi-doublement sur les 12 derniers mois, selon les chiffres transmis à E24 par PAP. Au 1er novembre 2008, le taux de négociation était de 3,28% pour un appartement et de 3,83% pour une maison (sur la base de 11.132 transactions réalisées en octobre 2008).

Mais comme pour toutes les données statistiques, les chiffres globaux regroupent des réalités diverses.

Ainsi le marché des appartements a-t-il repris des couleurs avec une hausse des prix constatée de +1,03% en octobre 2009 contre une baisse de -0,26% pour les prix des maisons. Sur l'ensemble des l'année, les prix demeurent en baisse tant pour les appartements (-0,41%) que pour les maisons (-4,61%) avec une chute nettement plus marquée pour ces dernières.

PAP explique la hausse des prix pour les appartements par " la faiblesse des taux d'emprunts - au plus bas depuis près de trois ans - et l'attractivité du prix des appartements - en repli de plus de 6 % depuis la fin 2007".

En revanche, le marché des maisons -"reflet significatif du comportement des acheteurs de résidences principales", selon PAP- ne bénéficie pas de ces avantages.