Rose renonce à ses bonus

A.-S. G. avec AFP

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Le nouveau directeur général de Thomson, Frédéric Rose, a renoncé à son bonus et suspendu sa prime d'arrivée, a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole du groupe français de technologie pour les médias, confirmant partiellement une information du Figaro.

Nommé en septembre à la tête de Thomson après avoir passé 15 ans au sein de l'équipementier Alcatel-Lucent, Frédéric Rose a décidé de renoncer à ses 264.000 euros de bonus forfaitaire ainsi qu'à son plan de stock-options portant sur un million d'actions, sachant que le titre vaut moins d'un euro (0,92 euro à la mi-journée) en Bourse.

Il a pris cette décision "par mesure de solidarité" envers les salariés à qui il a été demandé de faire des efforts, et non en raison de la "situation critique" du groupe, a expliqué la porte-parole.

Le directeur général a également "suspendu le paiement de sa prime d'arrivée" de 150.000 euros, sans y renoncer toutefois pour l'instant, contrairement à qu'affirme le quotidien, a-t-elle précisé.

Pour autant, en cas de révocation de son mandat au bout d'un an, il est prévu que Frédéric Rose, qui reçoit un salaire annuel de 800.000 euros, bénéficie "d’une indemnité d’un montant brut maximal égal à quinze mois de sa rémunération fixe et variable". Un paiement "subordonné pour moitié" à la réalisation de certains objectifs financiers, selon un document disponible sur le site internet de l'entreprise.

L'ancien groupe d'électronique grand public, qui a fini 2008 sur une perte de 1,93 milliard et une dette record de 2,1 milliards d'euros, joue actuellement sa survie. Il a annoncé qu'il ne serait pas en mesure de respecter ses engagements bancaires, une fois ses comptes 2008 audités d'ici la fin du mois d'avril. Ses créanciers seront donc en droit de demander le remboursement de l'essentiel de la dette, ce qui aboutirait à la faillite du groupe.

Pour les convaincre, Frédéric Rose a présenté en mars un plan à horizon 2011 qui prévoit notamment la cession de 1,1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit 20% de ses activités, pour se recentrer autour des studios de cinéma et de télévision.