Le pire de la récession est à venir

G. G. avec AFP

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"Je ne pense pas que le pire soit derrière nous", a indiqué Erik Berglof, chef économiste de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) lors d'une conférence à Gleneagles (Ecosse). Et "nous n'avons pas encore tout vu", a-t-il ajouté. Neelie Kroes, aussi présente à la conférence, a estimé "que le monde bancaire n'avait toujours pas confiance", et que les banquiers "réalisent qu'il y a toujours quelque chose de pourri dans le placard".

Erik Berglof a renchéri: "Il semble que nous ne sachions toujours pas ce qu'il y a dans notre système bancaire (en Europe, ndlr), et il y a besoin non seulement de le découvrir mais aussi de le rendre public comme on l'a fait aux Etats-Unis". Il a estimé que la méthode américaine était "la référence et avait certainement aidé à stabiliser le système".

Neelie Kroes a noté de son côté que les représentants du secteur bancaire qu'elle avait pu rencontrer récemment se rejetaient la responsabilité des problèmes, et que "beaucoup déniaient ce qui se passait dans leur propre institution". Elle a appelé les banques à prêter pour permettre aux petites entreprises de fonctionner: "Elles ont besoin de prêts, ni plus ni moins", a-t-elle dit, estimant à son tour "qu'on n'était pas au bout des conséquences de cette récession".