Des avances remboursables pour l'A350

G. G. avec AFP

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La France veut aider Airbus à financer le développement du futur long courrier A350 avec des "avances remboursables". "La France va défendre le principe de l'avance remboursable, qui est un système qui a montré son efficacité" et "un système acceptable par l'Union Européenne parce que ce ne sont pas des subventions mais des avances", a expliqué le secrétaire d'Etat français aux Transports, Dominique Bussereau, à des journalistes en marge du salon du Bourget.

Une réunion des ministres du Transport des quatre pays concernés -la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Espagne- était programmée lundi après-midi en marge du 48e Salon de l'aéronautique et de l'espace du Bourget qui vient de s'ouvrir.

Interrogé sur les points de blocage, il a estimé que "ce n'est pas simple parce que les positions de départ" des différents pays "sont plutôt éloignées", avant d'ajouter: "c'est compliqué de la part de l'Allemagne et de l'Espagne". Avant de conclure "on va voir cela cet après-midi".

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, avait confirmé jeudi que la France étudiait avec ses partenaires européens au sein d'Airbus la possibilité de concéder des avances remboursables à l'avionneur pour le développement de son futur A350. Début juin, le quotidien La Tribune avait affirmé que les aides remboursables pourraient atteindre 3 à 3,5 milliards d'euros.

Airbus a posé en janvier la première pierre de la ligne d'assemblage de son futur long-courrier A350, un avion largement construit en matériaux composites qui doit être livré à partir de la mi-2013. Son coût de développement est d'environ 10 milliards d'euros.