Airbus dément l'immobilisation de tous les A330 et A340

J. Bx avec AFP

— 

La tragédie de l'Airbus d'Air France reliant Rio de Janeiro à Paris a laissé des traces. Dans un climat d'interrogation, Le Figaro croit savoir que le constructeur aéronautique européen aurait décidé d'employer les grands moyens pour tordre le cou au doute. "Airbus n’exclut pas l’immobilisation de sa flotte de mille A330 et A340 pour changer les capteurs" de vitesse, affirme le quotidien dans son édition de jeudi. "C'est faux", a réagi un porte-parole d'Airbus, interrogé par l'AFP.

"L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a publié un communiqué pour dire que tous les A330 et les autres Airbus peuvent être exploités en toute sécurité", a souligné ce porte-parole. "Nous lancerons des actions en justice contre les articles irresponsables de ce genre", a-t-il par ailleurs ajouté.

Airbus avait indiqué plus tôt avoir adressé lundi à tous les clients d'A330 et A340 une note d'information technique spécifiant que ses avions étaient sûrs même avec les anciens modèles de sondes de vitesse, qu'Air France veut changer depuis le catastrophe du vol Rio-Paris.

L'enquête du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a établi que les vitesses mesurées par l'A330 accidenté étaient "incohérentes". A la suite de l'accident, Air France a accéléré le remplacement des sondes "Pitot" qui permettent de surveiller la vitesse des avions des A330 et A340, a indiqué mardi le syndicat de pilote SNPL, majoritaire à Air France.