Bruxelles doit examiner en profondeur le sauvetage d'Opel

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Le commissaire européen à l'Industrie, l'allemand Günter Verheugen, appelle à un "examen de fond en comble"

du sauvetage d'Opel qu'il estime très avantageux pour la Russie
. "La commission européenne ne doit pas laisser passer un tel concept automatiquement, il doit y avoir un examen de fond en comble", notamment pour savoir "si le montage choisi offre vraiment l'assurance sur la durée que l'entreprise survivra et sera compétitive", déclare-t-il dans le quotidien allemand Die Welt de ce lundi.

General Motors et Berlin se sont mis d'accord fin mai pour qu'Opel soit détenu à 20% par le canadien Magna, 35% par GM, 10% par ses salariés et 35% par la banque russe Sberbank, mais sans accord définitif.

"Qu'il ne se soit trouvé jusqu'ici aucun investisseur dans le monde entier pour continuer les activités de GM Europe sans aucune aide publique, cela (montre que) le risque pour l'entreprise est très élevé", ajoute Günter Verheugen.

"Les seuls qui n'encourent qu'un risque relativement faible à participer à General Motors Europe sont les Russes. Ils vont gagner l'accès aux technologies les plus modernes et peuvent ensuite bâtir leur propre industrie automobile, apte à s'exporter", analyse-t-il.

"35% du capital doit au final appartenir à chacun des deux gouvernements russe et américain, et 20% doivent revenir à un équipementier automobile, qui ne sera ensuite plus seulement un sous-traitant des constructeurs européens mais désormais un concurrent", poursuit-il. Il faudra alors, ajoute-t-il, "admettre que les décisions clé de l'entreprise ne pourront pas être prises sans l'assentiment des gouvernement de Moscou et de Washington".