Les Bourses européennes terminent en forte baisse

BOURSES Les inquiétudes sur la situation entre les deux Corée et dans la zone euro ont fait plonger les Bourses et la monnaie unique ...

E.M. avec agence

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Des traders à la Bourse de Franckfort, le 4 mai 2010.
Des traders à la Bourse de Franckfort, le 4 mai 2010. — M.LECKEL/REUTERS

Rien ne va plus sur les places financières mondiales. Les Bourses et l'euro ont à nouveau plongé mardi à la mi-journée.

La crise entre les deux Corées est venue s'ajouter aux inquiétudes persistantes sur les problèmes budgétaires de la zone euro.

Les Bourses chutent

Les Bourses européennes avaient terminé à l'équilibre in extremis vendredi, au terme d’une semaine agitée.  La plupart ont fini en forte baisse mardi.

La Bourse de Paris a perdu 2,90%, celle de Londres 2,54%, celle de Francfort 2,34% et celle de Lisbonne 2,75%.

La Bourse de a perdu quant à elle 3,05% et celle d'Athènes 3,46%.

A Milan, la chute a même atteint 3,40% à la fermeture.

Wall Street a également ouvert en forte baisse mardi: le Dow Jones perdait 1,92% et le Nasdaq 2,48%.


Les Bourses asiatiques avaient donné le ton quelques heures plutôt.

Tokyo a plongé de 3,06% et l'indice principal est tombé à son plus bas depuis fin novembre 2009. La place nippone est particulièrement affectée par la hausse du yen.

L’euro replonge

En cette période de turbulences en Europe, la devise japonaise, considérée comme une valeur refuge, est préférée à l'euro, jugé trop risqué par les investisseurs.

La monnaie unique, qui avait réussi à rebondir au-dessus de 1,26 dollar vendredi, a replongé mardi sous le seuil de 1,22 dollar, à 1,2184 dollar.

Les deux Corées inquiètent

«Le marché subit deux pressions en même temps: l'inquiétude vis-à-vis de la Corée du Nord et les problèmes budgétaires européens», a expliqué à Tokyo Tsuyoshi Kawata, expert chez Nikko Cordial.

Séoul a menacé lundi Pyongyang de lui «faire payer le prix» du naufrage d'un de ses navires de guerre ce qui a entraîné la mise en alerte de l'armée nord-coréenne.

"Les investisseurs continuent de focaliser sur l'endettement des Etats de la zone euro. A ce jour, nous n'avons toujours pas de déclarations unifiées (de la part des dirigeants europens: ndlr) et c'est ce qui manque", déclare Bertrand Lamielle, directeur de la gestion chez B*Capital (groupe BNP Paribas).

Le marché boursier s'inquiète "de cette équation difficile à résoudre", a indiqué Wilfried Beau, gérant chez Meeschaert Gestion Privée. "Comment réduire les déficits tout en maintenant une croissance européenne?", ajoute-t-il.

L’Espagne ne rassure pas

Madrid était notammebt au cœur des préoccupations des investisseurs après l'annonce du placement sous tutelle publique de la caisse d'épargne espagnole Cajasur.

Ce plan de sauvetage pourrait coûter jusqu'à 2,7 milliards d'euros, alourdissant un déficit public déjà très important.

L’Espagne s'est déjà lancée la semaine dernière dans un plan d'austérité pour économiser 15 milliards d'euros en 2010 et 2011.

Et le pays n’est pas le seul: après le Portugal, la Grèce, et la France, le Royaume-Uni et l’Italie ont aussi annoncé des mesures de rigueur radicales.