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Crise du logementL’impossibilité pour les candidats de se loger freine les embauches

Les candidats à l'embauche qui peinent à se loger, peinent à être recrutés

Crise du logement19 % des petites entreprises ayant du mal à recruter signalent que des candidats ont renoncé à les rejoindre pour des raisons liées à l’accès au logement
La crise des logements provoque des effets jusque dans le secteur de l'emploi, avec des difficultés de recrutement. (photo d'illustration)
La crise des logements provoque des effets jusque dans le secteur de l'emploi, avec des difficultés de recrutement. (photo d'illustration) - Canva / Canva
20 Minutes avec AFP

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Le constat est alarmant alors que de nombreux secteurs sont en tension. Près d’une TPE-PME sur cinq ayant du mal à recruter accuse les difficultés des candidats à se loger, selon une enquête de la Confédération des PME (CPME) publiée ce jeudi. Selon cette enquête, 46 % des dirigeants de très petites, petites ou moyennes entreprises souhaitent actuellement embaucher (48 % en avril), mais 85 % d’entre eux (contre 87 %) ont des difficultés pour le faire.

Les PME de 10 à 249 salariés (69 %) et les entreprises industrielles (57 %) sont celles qui ont le plus de difficultés de recrutement. 19 % de celles ayant du mal à recruter signalent que des candidats ont renoncé à les rejoindre pour des raisons liées à l’accès au logement. Elles étaient 10 % en avril, mais le questionnaire comprenait alors d’autres raisons très répandues (profils de candidats inadaptés, exigences salariales trop élevées ou refus par les candidats des contraintes du poste).

La moitié des employeurs redoutent des départs faute d’augmentations

« Ceux qui en doutaient encore pourront constater que la crise du logement commence à produire ses effets… y compris sur les entreprises. Il faut agir et vite », souligne la CPME. Par ailleurs, 55 % des dirigeants prévoient d’augmenter les salaires au 1er janvier, et 58 % voudraient verser une prime aux salariés en 2024 : 49 % redoutent des départs faute d’augmentations et 14 % signalent un risque de conflit social dans leur entreprise (19 % chez les 10 à 249 salariés).

Parmi les législations en cours, 80 % des dirigeants redoutent des conséquences pour l’entreprise en cas de diminution des allègements de charges sur les salaires situés entre 2,5 et 3,5 Smic, notamment une perte de compétitivité pour 51 %, et un tassement des salaires pour 39 %. Par ailleurs, 31 % des patrons ayant des difficultés à recruter pensent que la régularisation des travailleurs étrangers peut être une solution, dont 47 % dans le bâtiment et 43 % dans le transport routier.

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