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PlantesPromesses de Fleurs, le site de jardinerie qui n’arrête pas de pousser

Nord : Promesses de Fleurs, le site de jardinerie qui n’arrête pas de pousser

PlantesSite Internet de jardinerie le plus visité en septembre et octobre, Promesses de Fleurs investit pour tripler sa capacité de production, dans un nouveau site de production de 32 hectares, près de Lille, dans le Nord
Visite chez Promesses de Fleurs, site de jardinerie en ligne le plus visité
Gilles Durand

Gilles Durand

L'essentiel

  • Dans le maquis de la jardinerie en ligne, le site Promesses de Fleurs se revendique aujourd’hui leader en France des ventes sur le web.
  • Comment cette pépinière nordiste, installée à Houplines, près de Lille, parvient-elle à s’imposer face à des poids lourds ?
  • Sa large gamme de plantes fait figure, aujourd’hui, d’atout majeur dans le secteur.

En prendre de la graine. Dans le maquis de la jardinerie en ligne, le site Promesses de Fleurs se revendique aujourd’hui leader en France des ventes sur le web. Il a été, en tout cas, le plus visité en septembre et octobre. Comment cette pépinière nordiste, installée à Houplines, près de Lille, parvient-elle à s’imposer face à des poids lourds comme Truffaut, Rustica, Gamme Vert ou Jardiland ? Pour comprendre, 20 Minutes a fait le tour du propriétaire qui va connaître, dès l’an prochain, un développement foncier conséquent.

Sur la route, impossible de rater l’endroit. De grands panneaux, à droite, comme à gauche, vous indiquent l’enseigne. Mais ici, pas de point de vente, tout se fait via Internet. Pas de grands bureaux d’entreprise non plus, la direction et les services supports sont installés au sein d’une maison de campagne, entourée de serres et de plantations. Et pourtant Promesses de Fleurs s’apprête à entrer dans le monde des géants de la jardinerie.

Un site pour les jardiniers amateurs plutôt aisés

Reprise il y a quinze ans par Pascal Griot, l’entreprise spécialisée dans la vente par correspondance (VPC) depuis 1950, a connu, depuis son rachat, une croissance régulière d’environ 25 % chaque année. « Avec la crise Covid, l’activité a même doublé », assure son dirigeant. Le site est notamment passé de 1.000 références de plantes gérées par 3 personnes à 25.000, avec une centaine de salariés.

Et cette gamme plus large de produits fait figure, aujourd’hui, d’atout majeur. « Les jardiniers viennent chercher chez nous ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs, la tulipe à fleur double dentelée, par exemple. Près d’une vente sur dix est un produit spécial qui ne fait pas partie des 1.000 références classiques de jardinerie », souligne Pascal Griot. Même si la meilleure vente reste le « classique » géranium vivace rozanne. Le client type, c’est plutôt l’amateur expérimenté qui possède un jardin en moyenne de 700 m2 et « qui a les moyens de se faire plaisir ».

Les produits qui se vendent le mieux restent les nouveautés, que ce soit pour le parfum ou les couleurs. « Le cycle de la jardinerie est proche de celui de la décoration. Il y a beaucoup de mouvements de tendance. Par exemple, une nouvelle forme d’hortensia qui va bien marcher. En ce moment, c’est surtout la folie sur les arbres d’ombrage à croissance rapide type paulownia, à cause du réchauffement », précise-t-il.

Un investissement conséquent

Face au succès, l’entreprise a donc décidé de s’agrandir. Et pas qu’un peu. Son emprise foncière va passer de 3 à 32 hectares, soit l’équivalent de 64 terrains de foot. « Les espaces de stockage et de culture sont devenus trop petits », témoigne le directeur qui compte développer ses propres produits et des cultures en extérieur. « Les serres, c’est trop coûteux, l’ambition est de parvenir à une autonomie énergétique, glisse-t-il. Et d’utiliser de l’engrais d’origine organique pour parvenir à fournir 45.000 références d’ici dix ans. »

Ainsi, un nouvel entrepôt logistique vient de sortir de terre à Prémesques, 800 mètres plus loin. En attendant les futures plantations. Le tout pour un investissement de 5,5 millions. Mais le projet se heurte encore à quelques contraintes de voisinage (voir encadré). Pascal Griot espère que tout sera réglé en juin. Car 2024 verra aussi le lancement du site en anglais pour une clientèle européenne.

Des riverains qui craignent pour leur tranquillité

Pour l’instant, l’arrivée à Prémesques de Promesse de Fleurs a du mal à passer dans le quartier résidentiel des riverains, selon La Voix du Nord. Une réunion en préfecture a eu lieu, en novembre, pour tenter de trouver un itinéraire alternatif pour le trafic routier engendré par cette implantation. L’entreprise annonce le passage, en haute saison, soit de mars à mai et de mi-septembre à mi-novembre, de huit à dix poids lourds, six « petits camions » et 120 véhicules. Avec une possible augmentation par quatre, mais à long terme.

Pascal Griot a proposé l’idée de viabiliser un chemin, en prenant les frais de l’opération à la charge de l’entreprise. Mais visiblement, la procédure administrative risque de prendre du temps.

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