Un nouveau président à la tête de Total

ÉNERGIE hierry Desmarest quitte la présidence du groupe au profit de Christophe de Marger...

E.M. avec agences

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Thierry Desmarest, président du Conseil de Surveillance du groupe Total lors de l'assemblee generale des actionnaires de Total le 11 mai 2007.
Thierry Desmarest, président du Conseil de Surveillance du groupe Total lors de l'assemblee generale des actionnaires de Total le 11 mai 2007. — MEIGNEUX/SIPA

A 64 ans, Thierry Desmarest présidera ce vendredi sa 17e et dernière assemblée générale des actionnaires de Total. Il va céder la présidence à son directeur général, Christophe de Margerie.

Arrivé à la tête du groupe en 1995,  Thierry Desmarest compte cependant rester au conseil d'administration du groupe pétrolier.

La fin d’une époque

Le départ de ce patron emblématique signe la fin d'une époque pour Total. En quinze ans, il en a fait l'une des plus grandes mais aussi l'une des plus impopulaires entreprises françaises.

Née en 1924, la Compagnie française des pétroles est devenue la première capitalisation boursière française.

Bénéfices historiques

Thierry Desmarest a permis à Total de multiplier son chiffre d'affaires par cinq, en fusionnant avec le belge Petrofina puis son concurrent français Elf Aquitaine. En une décennie, le groupe est passé de la 13e à la 4e place des groupes pétroliers mondiaux.

Total a même connu une année historique en 2008 avec des bénéfices sans précédents, de 13,9 milliards d'euros.

Ce succès cache cependant de nombreuses affaires qui ont entaché l'image du groupe. Entre la marée noire de l'Erika en 1999, l'explosion de l'usine AZF en 2001 ou le scandale «pétrole contre nourriture» en Irak, le groupe pétrolier a dû gérer plusieurs tempêtes médiatiques.

L'entreprise la moins aimée des Français

Christophe de Margerie arrive donc à la tête de la grande entreprise la moins aimée des Français, selon le baromètre trimestriel réalisé par Ipsos en mars dernier.

Connu pour ses moustaches et son humour grinçant, l'actuel directeur général va tenter de redorer le blason de Total et de rompre avec l'image glaciale de Thierry Desmarest.

Mais il continuera à prendre des décisions impopulaires, comme l'annonce récemment de la fermeture de la raffinerie de Dunkerque.