L'euro continue sa dégringolade et entraîne les bourses dans sa chute

BOURSE Ce lundi, il est à son plus bas depuis quatre ans...

Avec agence

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Illustration d'une pièce de deux euros.
Illustration d'une pièce de deux euros. — M. FOURMY/SIPA

Après un vendredi noir, l’euro dévisse encore ce lundi, entraînant dans son sillage les bourses asiatiques. Ce sont toujours les dettes des pays européens, couplées aux inquiétudes sur une reprise économique plombée par des plans de rigueurs, qui font plonger la devise européenne, à son plus bas niveau depuis quatre ans face au dollar. Vers 4h30, la monnaie unique cotait à 1,2234 dollar, son plancher depuis avril 2006. L’euro se dépréciait aussi lundi face à la devise japonaise à 112,73 yens.

Du coup, les bourses asiatiques ont plongé avec la devise européenne, l'indice Nikkei à Tokyo a terminé la séance de lundi en forte baisse de 2,17% et celle de Shangaï a clôturé après une chute de de 5,07%. «Le marché n'a pas confiance en l’euro», a résumé Daisuke Karakama, analyste de marché à la banque Mizuho. Et les bourses européennes ont ouvert en baisse. Le CAC 40 abandonnait par exemple  0,39% en début de séance.
 

«L'argent pour la galerie»

Les 750 milliards d'euros mis sur la table la semaine dernière par l'Union européenne et le FMI ne suffisent pas à rassurer les investisseurs face aux dettes de la Grèce, l'Espagne et le Portugal, notamment.

« Le marché sait que les 750 milliards d’euros constituent de 'l'argent pour la galerie', car la moitié de cette somme doit encore être approuvée par les parlements» nationaux, a ajouté Daisuke Karakama.

Réunion de l'Eurogroupe

Face à ces craintes, plusieurs ministres européens ont communiqué lundi dans les médias pour rassurer les investisseurs. 


Christine Lagarde a affirmé que l'euro n'était «pas en danger», soulignant que les seize pays membres de la zone voulaient «défendre leur monnaie». Le Commissaire européen à l'Energie, l'Allemand Günther Oettinger, estimait de son côté: «La plus grave menace qui pesait sur notre monnaie est derrière nous.» Mais conscients que les mots ne suffiront pas à rassurer les marchés, les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent à 17h pour une réunion de travail, afin de trouver une parade à cette chute de la monnaie unique.