Crise: l'Elysée fait sa promo à la veille du sommet social

ECONOMIE Un document a été remis aux partenaires sociaux, vantant la gestion de la crise financière et économique par l'exécutif...

C. F. avec agence

— 

Le palais de l'Elysée un jour d'orage.
Le palais de l'Elysée un jour d'orage. — WITT/SIPA

Préparer le terrain. Alors que le sommet social prévu lundi s’annonce particulièrement tendu, sur fond de crise grecque et gel des dépenses de l’Etat français, l'Elysée a distribué aux partenaires sociaux un document «d'étape» qui dresse un bilan élogieux des mesures économiques et sociales prises par le gouvernement pour faire face à la crise et de ses réformes.

Comme le répète Nicolas Sarkozy depuis des mois, «le plan bancaire et les mesures prises en 2009 ont permis à l'économie française de mieux résister en 2009 et d'enclencher sa reprise en 2010», assure l'exécutif.

45 milliards d’euros injectés dans l’économie

Evaluées à une injection de 45 milliards d'euros sur 2009-2010, soit 2,4% du produit intérieur brut (PIB), ces mesures ont «évité de nombreuses défaillances» d'entreprises.

Au rang des mesures dont la présidence se félicite figure par exemple le financement de 120.000 logements sociaux en 2009 qui a permis de «créer ou sauvegarder» 164.000 emplois dans le bâtiment. Ou encore sa politique de l'emploi, citant 480.000 contrats aidés ou 120.000 contrats de transition professionnelle. L'Elysée insiste aussi sur l'exonération fiscale des heures supplémentaires, qui a «limité la dégradation de l'emploi», et la création du revenu de solidarité active (RSA) ou de Pôle emploi qui ont contribué à «limiter la durée du chômage».

Mesures sacrifiées

Sur le front économique, la présidence souligne enfin les effets positifs de la suppression de la taxe professionnelle, du grand emprunt ou des mesures de soutien à l'industrie.

Reste que certaines mesures sociales ne seront pas renouvelées, réduction du déficit oblige. L’Elysée le reconnaît : «Une fois que la reprise sera durablement installée en 2010», conclut son document, «il sera nécessaire d'engager le redressement de nos finances publiques». Quelles mesures anti-crise seront sacrifiées? C’est tout l’enjeu des discussions qui s’ouvrent lundi.