trois ans de rigueur pour satisfaire bruxelles

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François Fillon, le 5 mai sur TF1.
François Fillon, le 5 mai sur TF1. — B. LANGLOIS / AFP

« Politique de rigueur » : ces mots qui font peur, François Fillon s'est bien gardé de les employer, hier, à l'issue du séminaire gouvernemental sur le budget. Mais ce qu'il a annoncé y ressemble furieusement : trois années d'efforts et de coupes budgétaires pour réduire le déficit d'ici 2013. Les dépenses publiques, et notamment sociales, devraient être en première ligne. Mais le gouvernement le promet : tous les Français devront consentir à des sacrifices, au nom de « l'exemplarité ». Des niches fiscales seront donc supprimées, et le train de vie de l'Etat revu à la baisse.
Car la crise grecque a changé la donne. Désormais, il s'agit de respecter très précisément les exigences de Bruxelles. Et le déficit français, qui frôle les 8 %, doit baisser de 5 points en trois ans s'il ne veut pas subir les sanctions de l'UE, ou des agences de notation.
La première étape de cette cure budgétaire pourrait bien être le « gel » des dépenses de l'Etat. Cela veut dire que son « pouvoir d'achat » sera réduit en proportion de l'inflation (1,2% en 2011, selon l'AFP), pour 2,5 milliards d'économies. Les aides sociales et les aides à l'emploi devraient également être repensées. Et le gouvernement, qui table toujours sur une reprise significative de la croissance, l'assure toujours : il n'y aura pas d'augmention « massive » des impôts..