régime de rigueur pour la grèce

gilles Wallon

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Un pays sur le pied de guerre. Au bord de la cessation de paiement, aspirée par une dette et un déficit vertigineux, la Grèce se prépare à trois années d'extrême rigueur budgétaire. Ce week-end à Athènes, l‘Union européenne et le FMI se sont mis d'accord sur le plan d'aide qui devrait renflouer les caisses hélleniques, d'environ 110 milliards d'euros en trois ans. Mais l'argent ne viendra qu'en échange d'un plan d'austérité qui mettra la nation à très rude épreuve. Gel des salaires, recul de l'âge de la retraite, baisse des investissements publics…

Baisse de 10 à 30 % du pouvoir d'achat
Pour économiser 30 milliards d'euros sur trois ans, le pays n'a plus le choix. Il devra accepter ces « grands sacrifices », a averti le Premier ministre. Mais la tension sociale est à son comble. Car les Grecs, qui subissent déjà un plan d'austérité, vivent la situation comme une injustice. Ils ne se sentent pas responsables des erreurs de gestion du gouvernement précédent. Et ils sont prêts à se battre contre ce nouveau plan, qui pourrait faire baisser de 10 à 30 % leur pouvoir d'achat. Il y a deux jours, les manifestations du 1er Mai s'étaient déjà déroulées dans un climat électrique. Mais c'est une grève générale du public et du privé qui lancera mercredi le vrai combat social. Les prêteurs n'en ont cure : le plan de rigueur devra être respecté « à la virgule près », a averti Berlin.

Faillite

Contrairement à une entreprise, un Etat ne peut pas cesser d'exister. Il peut se retrouver en cessation de paiement (non-rétribution des fonctionnaires, arrêt des services publics…).