Compte bancaire : Les Français sont les plus escroqués en Europe

ARNAQUE Près d’un Français sur deux se fait tromper par un message l’avertissant d’une bonne nouvelle

20 Minutes avec agence
Les escrocs ont peaufiné leurs techniques et font désormais très attention aux règles orthographiques dans leurs messages.
Les escrocs ont peaufiné leurs techniques et font désormais très attention aux règles orthographiques dans leurs messages. — Pixabay / PublicDomainPictures

Les arnaques en ligne continuent de guetter les consommateurs européens… et tout particulièrement les Français. En effet, d’après une étude Visa en partenariat avec Wakefield Research, 33 % de nos compatriotes admettent avoir déjà victimes d’une escroquerie bancaire. C’est plus que les Espagnols (32 %), les Allemands (28 %), les Anglais (26 %) et les Italiens (19 %), mais moins que les Américains (41 %) et les Indiens (52 %).


En cause, le perfectionnement notable des techniques employées par les escrocs pour inspirer confiance aux consommateurs. Ainsi, 65 % des sondés affirment être sensibles aux messages d’urgence envoyés par des pirates, qui les convainquent de cliquer sur un lien dans un e-mail ou un SMS. 49 % avouent se faire avoir par les messages annonçant une bonne nouvelle, généralement de l’ordre d’un remboursement.

Se montrer encore plus vigilant

Malgré les recommandations fréquentes émanant des autorités publiques, la majorité des Français ne surveille pas les détails permettant d’établir la véracité d’un message. 68 % d’entre eux examinent l’orthographe, mais ce point est de plus en plus rectifié par les escrocs. 56 % pensent à vérifier l’adresse mail de laquelle émane le message. De plus, il est hautement conseillé de passer sa souris sur le lien afin de vérifier sur quel site Web il renvoie.


Il convient d’être vigilant car de plus en plus de banques refusent de rembourser les victimes, arguant qu’elles ont fait preuve de « négligence ». « Il ne faut pas que le développement de ces techniques, que nous appelons "de manipulation", conduise à une zone grise avec des délais de remboursement trop grands », s’est inquiété le gouverneur de la Banque de France à ce sujet.