Clermont-Ferrand : Michelin prévoit la suppression de plus de 300 postes

AUTOMOBILE Les postes concernent essentiellement des activités tertiaires

20 Minutes avec agences
Le logo de Michelin sur une veste d'un ouvrier de l'entreprise. (archives)
Le logo de Michelin sur une veste d'un ouvrier de l'entreprise. (archives) — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Le fabricant français de pneus Michelin prévoit de supprimer 451 postes en France en 2023, pour la troisième année de son « plan de simplification et de compétitivité ». Ces suppressions de postes concernent principalement les sites du siège social du groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), où 313 postes seront supprimés (essentiellement des activités tertiaires), selon une note transmise aux syndicats avant une réunion du Comité social et économique (CSE) prévue le 6 décembre.

Pour la partie industrielle, les sites de Cholet (51 suppressions), Troyes (30) et du Puy-en-Velay (25) sont les plus touchés. Parmi ces suppressions, Michelin envisage 319 départs en pré-retraite et propose 210 places ouvertes aux mobilités externes. Dans le même temps, le groupe envisage la création de 318 postes.

1.750 suppressions de postes sur 3 ans

Le bilan de son plan prévu sur trois ans s’établirait donc à environ 1.750 suppressions de postes (1.100 dans le tertiaire et 650 dans l’industrie), selon une porte-parole du manufacturier qui avait initialement avancé le chiffre de 2.300 suppressions de postes (1.100 dans le tertiaire et 1.200 dans l’industrie). « Il s’agissait d’un maximum, pas d’un objectif », a fait valoir cette porte-parole.

Michel Chevalier, délégué syndical de la CGT, estime que « beaucoup de suppressions sont liées à la délocalisation dans le tertiaire, notamment en Roumanie. Il y a peu de pertes pour l’industrie, c’est ce qui était attendu, alors qu’on a quand même du mal à recruter ». Michelin compte actuellement 17.000 salariés en France et plus de 120.000 dans le monde.