le prêt à portée d'athènes

Acacio Pereira

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Sur les marches du parlement grec, vendredi, la population semblait résignée.
Sur les marches du parlement grec, vendredi, la population semblait résignée. — L. GOULIAMAKI / AFP

L'annonce de la finalisation du plan d'aide à la Grèce, dimanche 11 avril, n'aura pas suffi à calmer les attaques des spéculateurs. Acculée par le niveau de sa dette, Athènes a été contrainte, vendredi, de demander, par anticipation, l'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) qu'elle pensait, dans un premier temps, ne devoir activer qu'en mai. Les taux des obligations d'Etat grecques, qui ont atteint 8,6 % sur les marchés, ne lui ont pas laissé d'autre choix. L'Union européenne et le FMI vont donc lui prêter en urgence 45 milliards d'euros. Si la France et l'Espagne ont réagi favorablement, l'Allemagne a réitéré ses conditions, réclamant la mise en place d'un « plan d'économies crédible ».

Des mesures pour début mai
De fait, l'Etat grec discute toujours avec la mission d'experts mandatée par la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI du programme qu'il compte mettre en œuvre en 2011 et 2012 pour réduire son déficit abyssal. Ce programme devrait être prêt début mai. Pour éviter d'affoler une nouvelle fois les marchés, Dominique Strauss-Kahn a annoncé samedi que le FMI s'engageait à répondre « rapidement à la demande de la Grèce ». Mais, l'intervention du FMI est ressentie comme une ingérence insupportable par la population.

résignation

La population semblait résignée à l'annonce de l'activation du plan. La gauche radicale a réuni à peine un millier de personnes vendredi à Athènes et Salonique.