Immobilier à Montpellier : Grâce au « choc de l’offre », les prix évitent le coup de chaud

LOGEMENT En promettant 8.000 logements neufs d’ici deux ans, la ville a trouvé la solution anti-crise parfaite, se réjouit un représentant des promoteurs

Nicolas Bonzom
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Au Salon de l'immobilier, ce vendredi.
Au Salon de l'immobilier, ce vendredi. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • A Montpellier, les prix de l’immobilier ont augmenté de 5,7 % en un an, selon une étude menée par la plate-forme Meilleurs Agents, publiée le 6 septembre.
  • Mais le « choc de l’offre », la construction de 8.000 logements neufs d’ici deux ans, promis par la ville, devrait permettre de ralentir la hausse des prix.
  • Pour Laurent Villaret, de la Fédération des promoteurs immobiliers d’Occitanie-Méditerranée, ce « choc de l’offre », c’était « la solution » pour traverser la crise.

Ces derniers mois, les prix des logements à l’achat ont flambé. Montpellier (Hérault), où s’ouvre le Salon de l’immobilier, ce week-end, au Parc des expositions, n’y échappe pas. Selon une étude de la plate-forme Meilleurs agents, publiée le 6 septembre, tandis que les taux d’intérêt se durcissent, les prix des logements ont augmenté de 5,7 % en un an dans la capitale héraultaise, où les tarifs ont toujours été très hauts. La hausse est toutefois moins forte qu’en 2021. Entre septembre 2020 et septembre 2021, elle était de 8,6 %.

La forte pénurie de biens à vendre, qui touche de plein fouet la métropole, est directement mise en cause. Pour tenter de maîtriser cet affolement de l’immobilier, en février dernier, Michaël Delafosse (PS), le maire et le président de la métropole de Montpellier, ont joué la carte du « choc de l’offre », en annonçant la création de « 8.000 nouveaux logements [neufs] sur les deux prochaines années dans les ZAC (Zones d’aménagement concerté) ». Une promesse garantie grâce aux nombreuses opérations d’acquisitions foncières, pilotées par la Serm et la SA3M, les deux sociétés d’aménagement des collectivités.



« De bon augure »

« Je mets au défi un territoire d’avoir une stratégie aussi volontariste », s’est réjoui Michaël Delafosse, ce vendredi, devant les acteurs du secteur, au Salon de l’immobilier. Un parterre acquis à sa cause. Pour Laurent Villaret, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers d’Occitanie-Méditerranée, ce « choc de l’offre », c’était même « la solution » pour traverser cette crise. « J’ai la chance de travailler dans d’autres métropoles que celle de Montpellier, et je peux vous assurer que la seule qui, en France, prend le risque de stabiliser la crise avec un vrai courage, c’est celle de Montpellier, confie Laurent Villaret. Il n’existe pas d’autres métropoles en France qui ont fait assez d’anticipation foncière depuis 15 ans pour arriver à sortir un volume de logements. »

A cette promesse, s’ajoute le retour des Folies architecturales, un programme immobilier haut-de-gamme, que la ville de Montpellier a relancé ces derniers mois. Ce « choc de l’offre » est « vraiment de bon augure », assure Laurent Villaret. Car il va permettre « de répondre à la demande, et, certainement, de stabiliser l’augmentation des prix » de l’immobilier dans la capitale héraultaise, voire « on l’espère, de faire baisser les prix », assure-t-il. Meilleurs agents, le 6 septembre, prévoyait pour le marché montpelliérain une augmentation des prix de 3 %, moins importante que les années précédentes.