L'allemagne va taxer ses banques

Ingrid Gallou

— 

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et son homologue Wolfgang Schäuble.
Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et son homologue Wolfgang Schäuble. — D. GANNON / AFP

L'Allemagne a fait hier un premier pas vers un système international de taxation des banques, qu'elle appelle de ses vœux. Le Conseil des ministres – en présence de Christine Largarde, ministre de l'Economie – a adopté le principe d'une taxe sur les banques, qui fera l'objet d'un projet de loi avant l'été. Cette taxe alimentera à hauteur de plus d'un milliard d'euros un fonds de secours, destiné à répondre aux éventuelles difficultés du secteur financier. Une manière de leur faire payer les conséquences de leur prise de risque. Les banques seront taxées en fonction de leur importance et de leur risque systémique. Ce système préserve les caisses d'épargne et les banques coopératives.

Une imposition modérée
Cette imposition, jugée insuffisante outre-Rhin notamment par les Verts, reste donc modérée, et ce pour ne pas freiner les banques dans leur rôle de fournisseur de crédit. La présence de Christine Lagarde n'était pas seulement symbolique, puisque le gouvernement français envisage lui aussi une taxe, mais qui viendrait alimenter directement le budget de l'Etat. Le projet français n'est encore qu'une ébauche. La ministre s'est d'ores et déjà dite favorable à « une taxe en fonction du profil de risque et sur les objectifs », visant à « responsabiliser » les institutions financières.

Échange

Après la visite de Christine Lagarde à Berlin, la politesse sera rendue lors du Conseil des ministres du 14 avril, avec la venue de Guido Westerwelle, ministre des Affaires étrangères.