Nicolas Sarkozy ne veut pas revenir sur le bouclier fiscal

POLTITIQUE Alors que les députés critiquent la mesure, le patron des députés PS va déposer une proposition de loi pour son abrogation...

Avec agence

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T. ROGE / REUTERS

Face à la fronde, il ne cède pas. Le président Nicolas Sarkozy ne reviendra pas sur le bouclier fiscal, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, dans son compte-rendu du Conseil des ministres, alors que plusieurs élus de la majorité réclament sa suspension ou son abolition.

« Il ne vous surprendra pas que le président de la République a eu l'occasion de rappeler ces derniers jours qu'il ne reviendrait pas sur le bouclier fiscal », a affirmé Luc Chatel.

François Fillon avait déjà rejeté tout recul sur le bouclier fiscal

« Le bouclier fiscal, c'est plus qu'un engagement de campagne, c'est une vraie conviction de la part de la majorité: si nous voulons attirer des investisseurs dans notre pays, si nous voulons renouer avec un capitalisme familial, il fallait mettre fin à un système fiscal confiscatoire», a insisté le porte-parole.

Aux députés UMP qu'il recevait après le Conseil des ministres, le chef de l'Etat aurait également lancé: «ne touchez pas au bouclier fiscal!», selon des participants à cette réunion.

Dépôt d'un texte sur la suspension du dispositif

Le chef de l'Etat n'avait pas fait de déclaration publique jusqu'ici sur le bouclier fiscal, mesure phare du début de son quinquennat. François Fillon a cependant affirmé le week-end dernier qu'il n'envisageait pas une abrogation du bouclier fiscal.

Les députés, qui critiquent la mesure à divers titres, avancent de leur côté plusieurs solutions pour compenser une suppression du bouclier fiscal. Treize élus UMP ont d'ailleurs annoncé juste avant la rencontre avec le président le dépôt d'un texte sur la suspension du dispositif.

Plus concret, le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, va déposer une proposition de loi demandant l'abrogation du bouclier fiscal, a annoncé pour sa part mercredi soir le groupe socialiste à l'Assemblée.