Camping sauvage à l'Umih

Charlotte Mannevy (avec AFP)

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La guerre des chefs à l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie et de la restauration, a tourné au vaudeville. Depuis cinq jours, la présidente contestée, Christine Pujol, est barricadée dans son bureau. Ses opposants ont eux organisé en catastrophe une élection qui doit se tenir aujourd'hui. Election qui ne réglera rien, les deux parties campant sur leurs positions, reconnaît-on à l'Umih.

Christine Pujol, dont les relations avec l'ancienne direction s'est vite envenimée notamment autour du dossier de la TVA, a été destituée en novembre lors d'une assemblée générale qu'elle juge illégale. Elle se dit déterminée à retrouver ses fonctions de présidente. En attendant, elle campe dans son bureau, auquel elle n'avait plus accès depuis plusieurs mois. La présidente en titre, ainsi qu'une de ses collaboratrices, dort « à même la moquette » et est « ravitaillée par la fenêtre ». Pour André Daguin, son prédecesseur, peu importe que l'assemblée générale ait été légale ou non, puisque Christine Pujol n'a plus de majorité au sein de la confédération syndicale. « Tout le directoire est contre elle, le conseil d'administration est majoritairement contre elle, elle n'a plus la légitimité démocratique », résument ses opposants. Ces derniers ont demandé à la justice de pouvoir l'expulser. La décision doit être prononcée demain. W