Olivier Besancenot appelle les leaders de gauche à défendre la retraite à 60 ans

SOCIAL Il souhaite une réunion avec eux dès cette semaine...

Avec agence

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Deux jours après l'autodissolution de la LCR, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a officiellement vu le jour samedi et devait confirmer dimanche sa circonspection face à des alliances aux européennes.
Deux jours après l'autodissolution de la LCR, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a officiellement vu le jour samedi et devait confirmer dimanche sa circonspection face à des alliances aux européennes. — François Guillot AFP

Olivier Besancenot (NPA) a lancé dimanche, à la veille du sommet social à l'Elysée, un appel à l'union de tous les leaders de gauche, de Martine Aubry (PS) à Arlette Laguiller (LO), pour défendre la retraite à 60 ans et souhaité une réunion avec eux «dès cette semaine».

Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) avait déjà appelé vendredi à «une mobilisation unitaire pour la retraite à 60 ans et 37,5 annuités de cotisations» pour tous.

Monter un collectif unitaire

Invité dimanche du Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France, son leader a renchéri en lançant un appel aux dirigeants de la gauche socialiste, écologiste, communiste et de l'extrême-gauche.

«Je m'adresse aujourd'hui à tous les responsables politiques de gauche, de Martine Aubry, Marie-George Buffet, Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Arlette Laguiller, tous ceux qui se reconnaissent dans ce combat là, voyons nous au plus vite pour monter un collectif unitaire (...) pour défendre la retraite à 60 ans!», a déclaré Olivier Besancenot.

Il a souhaité une réunion «dès cette semaine (...) pourquoi pas mardi, mercredi, peu importe. Qu'on se voie au plus vite!», a-t-il insisté. Ce collectif unitaire national serait accompagné de collectifs locaux, selon son voeu.

Riposte du mouvement ouvrier

«Ne capitulons pas avant que la bataille soit menée!», a-t-il aussi affirmé en allusion à la petite phrase de Martine Aubry en janvier sur la possible nécessité de travailler jusqu'à 61 voire 62 ans, qui avait suscité une vive controverse à gauche.

Olivier Besancenot a souhaité sur ce sujet «une riposte du mouvement ouvrier», avec «les syndicats et les partis main dans la main», qui soit couronnée de succès comme l'avait été en 2006 le combat contre le Contrat première embauche (CPE).