Les déficits publics attendront les élections régionales

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Nicolas Sarkozy a renvoyé au mois d'avril, après les régionales, des « décisions extrêmement importantes » pour « contenir » les déficits français, à l'issue d'une première conférence sur le sujet hier à l'Elysée, boycottée par plusieurs représentants des collectivités locales. Avec un déficit public prévu à 8,2 % du produit intérieur brut cette année et une dette à 83,2 % du produit intérieur brut, les comptes publics français sont exsangues. En trente ans, « la dépense publique est passée de 9 500 euros par habitant à 16 500 euros en 2009 », a rappelé le ministre du Budget, Eric Woerth. Pour y remédier, le chef de l'Etat a promis que « toutes les recettes supplémentaires qui pourraient venir de la croissance » (1,4 % attendu cette année) iraient au désendettement.

Le gouvernement ayant exclu toute hausse d'impôts, seule une baisse drastique des dépenses publiques, qui représentent chaque année plus de 1 000 milliards d'euros, pourrait lui permettre d'assainir ses finances. Tout en assurant vouloir « sauvegarder » le modèle social français, Nicolas Sarkozy a souligné que « les dépenses sociales représentent plus de la moitié des dépenses publiques ». Pour les réduire, le gouvernement entend notamment s'atteler à la réforme des retraites et ramener les budgets des hôpitaux à l'équilibre d'ici à 2012. W

A. B.