Dette publique: Nicolas Sarkozy promet des «décisions extrêmement importantes» en avril

ECONOMIE Plusieurs groupes de travail ont été mis en place pour y remédier...

Avec agence

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T.CAMUS / AP / SIPA

Nicolas Sarkozy sait ménager le suspense. Il a promis ce jeudi que le gouvernement prendrait en avril des «décisions extrêmement importantes» et «précises» pour enrayer la «spirale» des déficits, à l'issue de la première session de la conférence des déficits réunie à l'Elysée.

Des groupes de travail à la recherche de solutions

D'ici là, un certain nombre de groupes de travail seront constitués afin de préparer ces décisions. Le premier d'entre eux, confié à Paul Champsaur, président de l'Autorité de la statistique publique, et Jean-Philippe Cotis, directeur général de l'Insee, sera chargé d'analyser «l'évolution des finances publiques sur les trente dernières années» et servira de «point de départ incontestable» à la réunion d'avril, selon Nicolas Sarkozy.

En matière de dépenses sociales, un autre groupe confié à un membre du collège de la Haute autorité de santé, Raoul Briet, «proposera les règles permettant d'assurer que l'objectif national (de dépenses) d'assurance maladie (fixé à 3%) voté chaque année par le Parlement soit respecté».

Une commission mixte gouvernement-Parlement

En outre, le Premier ministre, François Fillon, installera «dans les jours qui viennent» une commission mixte gouvernement-Parlement «pour trouver des solutions pour rembourser la dette exceptionnelle que la sécurité sociale a accumulée pendant la crise», a indiqué Nicolas Sarkozy.

Le rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée Gilles Carrez (UMP) et le préfet Pierre-René Lemas devront mesurer «l'impact des normes imposées par l'Etat» aux collectivités locales et réfléchir «à la mise en place d'un objectif de dépense» pour ces collectivités.

Un plan d'action pour réduire les dépenses de l'Etat

Concernant l'Etat, Nicolas Sarkozy a indiqué que le ministre du Budget, Eric Woerth, présenterait en avril «un plan d'action complet pour réduire la dépense de l'Etat» incluant «toutes les options», notamment le «démantèlement» et la «réduction» des «niches sociales (et) fiscales». Il a également annoncé que «toutes les recettes supplémentaires qui pourraient venir de la croissance» seraient consacrées au désendettement.

Enfin, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Michel Camdessus, devra plancher sur «une règle d'équilibre pour l'ensemble de ses administrations publiques».