L'idée d'une taxe revient au G20

Angeline Benoit

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Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, au sommet du G20, samedi.
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, au sommet du G20, samedi. — A. WINNING / POOL / AFP

Chassée par la porte, la taxation des banques revient par la fenêtre. Alors que le gouvernement vient de condamner une initiative des députés UMP pour imposer une taxe de 10 % sur les profits des banques, le Premier ministre britannique a relancé le débat. La France avait pourtant voulu se positionner à la pointe de la lutte contre les excès du capitalisme, jeudi, en publiant de nouvelles règles sur la rémunération des traders. Sauf que le Royaume-Uni a fait sensation, samedi, lors du sommet du G20, à Saint Andrews (Ecosse).

Gordon Brown, qui a fait une visite surprise à la réunion des ministres de l'Economie du G20, a proposé « un contrat social et économique qui reflète la responsabilité mondiale des institutions financières envers la société ». Ce « contrat » pourrait passer par « une taxe sur les transactions financières internationales ».

Sollicité, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, n'a pas eu d'autre choix que de s'exprimer, le G20 de Pittsburgh (Etats-Unis), en septembre, lui ayant demandé de réfléchir à un projet pour responsabiliser les banques. « Il est raisonnable aujourd'hui, avec la crise qu'on vient de connaître, de se dire que le secteur financier, qui est porteur de risques plus grands que les autres secteurs économiques, doit payer sa part de ces risques. » Le FMI travaille sur une sorte de « taxe FMI », a-t-il précisé, pour constituer « un fonds de réserve qui pourrait servir en cas de crise ». W