L'état récompense l'urbanisme écologique

Angeline Benoit

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Image de synthèse de la ZAC Caserne de Bonne, à Grenoble, qui a remporté le premier prix.
Image de synthèse de la ZAC Caserne de Bonne, à Grenoble, qui a remporté le premier prix. — DR

Les communes françaises modèles existent. La preuve, le gouvernement dévoile ce matin son palmarès des ­écoquartiers et son programme ­EcoCités. Ils visent à réduire l'impact de l'urbanisme sur l'environnement : consommation d'eau et d'énergie, émission de gaz à effet de serre, matériaux polluants, chantiers toxiques, etc. « L'attention se focalise sur les expériences menées en Europe du Nord, de la Suède à l'Allemagne. Mais on connaît mal les centaines d'expérimentations menées en France à l'échelle d'une rue, d'un quartier ou d'une agglomération », regrette le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo.

Grenoble se verra donc décerner ce matin le grand prix national du palmarès des écoquartiers, pour la ZAC Caserne de Bonne. « On est récompensés pour avoir réalisé concrètement un modèle reproductible dans d'autres villes », estime une source proche du projet. Sur les 160 candidats, 28 recevront un prix, dont la ZAC du Séqué, à Bayonne, pour sa gestion des déchets. Au-delà de la reconnaissance, certains lauréats pourront demander un accompagnement financier de la Caisse des dépôts. Le programme EcoCités, lui, distingue 13 villes de plus de 50 000 habitants, dont Grenoble, encore une fois, mais aussi Rennes, Strasbourg ou Nantes. L'Etat s'engage à les soutenir pour trouver des terrains et construire des équipements (de transports, par exemple). Car, comme le souligne le secrétaire d'Etat au Logement, Benoist Apparu, « c'est bien en ville que se concentrent toutes les urgences : étalement urbain, qualité de l'air, traitement des eaux usées ou encore congestion du trafic routier ». W